Disneyland Paris

[PRESSE] Chessy : statu quo sur les contrôles de sécurité devant Disneyland Paris

octobre 9, 2017

 

Source: Le Parisien.fr – Alexandre Métivier

 

Malgré la décision du Conseil d’Etat en leur faveur, les usagers quotidiens du RER A continuent d’être contrôlés deux fois par jour, comme les visiteurs du parc d’attractions. Et ça ne changera pas de sitôt…

 

 

Sur place, rien n’a changé. Les contrôles de sécurité sur l’esplanade François Truffaut – le parvis de Disneyland Paris – continuent pour les visiteurs du parc d’attractions et les usagers de la gare RER/TGV de Marne-la-Vallée Chessy. « Nous sommes pris en otage, c’est inadmissible, sur le domaine public », s’insurge Sylvain, porte-parole du collectif d’usagers Laissez-passer.

En décembre 2016, le Conseil d’Etat a rejeté le pourvoi d’Euro Disney et conclu qu’une partie du parvis était « grevée d’une servitude de passage piéton, de secours et de sécurité publique ». Cette décision de justice arrivait après cinq ans d’une procédure lancée suite à la vente, entre l’aménageur EpaFrance et Euro Disney, en décembre 2011 de parcelles de l’esplanade. La ville de Chessy et le territoire du Val-d’Europe avaient saisi le tribunal administratif de Melun pour annuler l’acte de vente.

 

Une convention d’occupation du domaine public conclue

« Le 10 mars 2017, EpaFrance et Euro Disney Associés SCA ont résilié la vente de l’esplanade des parcs de sorte que les parcelles qui ont été jugées comme faisant partie du domaine public de l’EpaFrance sont redevenues sa propriété », indique Euro Disney. EpaFrance ne souhaite pas s’exprimer.

Toutefois, Euro Disney précise qu’une « convention d’occupation du domaine public a été conclue » avec EpaFrance « portant sur l’ensemble des parcelles considérées comme faisant partie du domaine public de l’EpaFrance, incluant non seulement la parcelle provenant de l’acte de vente résilié, mais aussi le mail piéton et l’esplanade des gares ». Les contrôles visuels par rayon X se poursuivent donc, notamment dans le cadre du plan Vigipirate.

 

« Une discussion va pouvoir s’engager sur des bases saines »

Nouveau sénateur mais président jusqu’à la fin du mois de Val-d’Europe agglomération, Arnaud de Belenet (LREM) ajoute : « La résiliation prend en compte la décision de justice obtenue par le territoire. Une discussion va pouvoir s’engager sur des bases saines. Entre le pôle gare sud en construction et celui au nord, il faut que les parties organisent la gestion des flux sur des parcelles qui ont vocation à rester publiques. Il y a un sujet d’accès sud qui conditionne beaucoup la gestion des flux et des données qui ne sont pas encore connues dont ces accès au RER et au TGV depuis le sud. Dans l’immédiat, il n’y a pas de changement notable, d’autant plus dans le contexte de vigilance qui est requis. » Pour les usagers, il faudra donc patiemment présenter leurs sacs aux vigiles un certain temps.