Disneyland Paris

[PRESSE] Le Figaro Premium – Bob Iger : «L’investissement dans Disneyland Paris est un vote de confiance dans la France»

mars 13, 2018

Le Figaro Premium – Bob Iger : «L’investissement dans Disneyland Paris est un vote de confiance dans la France»

Extrait de l’interview réalisé par Le Figaro Premium

«Le climat politique, économique et social en France me rend beaucoup plus confiant», déclare Bob Iger, le patron de Disney.

LE FIGARO. – Comment s’est passée votre entrevue avec le président Macron?

Bob IGER. – J’ai eu un excellent échange avec le président Macron. C’était la première fois que je le rencontrais. Nous avons discuté de notre investissement de 2 milliards d’euros, de la place de Disney dans le monde et de Disney en France. Je l’ai trouvé très impliqué.

Son arrivée au pouvoir a changé l’image de la France à l’étranger. Cela a-t-il un facteur déterminant dans votre décision d’investir 2 milliards d’euros pour développer Disneyland Paris?

C’est notre plus gros investissement dans le parc depuis son ouverture, en 1992. J’ai longtemps été sceptique sur ce projet, car j’étais inquiet de l’environnement économique, politique et social en France. Mais les choses ont changé de façon spectaculaire depuis un an. Le climat politique, économique et social me rend beaucoup plus confiant. Cette décision d’investissement est un vote de confiance de Disney dans la France, le reste de l’Europe et le potentiel de notre compagnie.

 

LE FIGARO. -Allez-vous toucher des aides publiques pour cet investissement?

Bob IGER. – C’est un investissement totalement privé. Nous n’avons pas eu besoin de financements publics pour le faire.

LE FIGARO. – Quels sont vos objectifs en termes de fréquentation pour Disneyland Paris? Et d’impact économique pour la région?

Bob IGER. – Nous ne communiquons pas sur nos perspectives de fréquentation. Avec notre projet d’expansion, nous voulons profiter du pouvoir d’attraction de nos franchises Star Wars, Marvel et La Reine des Neiges. Cela aura un impact pour la décennie à venir. Nous poserons la première pierre l’an prochain et les ouvertures s’échelonneront entre 2020 et 2025. Il est trop tôt pour évoquer un troisième parc à Marne-la-Vallée.

La fréquentation est repartie à la hausse depuis trois trimestres, après s’être érodée depuis 2008 et avoir plongé en 2016, dans la foulée des attaques terroristes. Cette reprise est-elle durable?

Le parc, dirigé depuis un an et demi par Catherine Powell, bénéficie à la fois de ses investissements dans les opérations et la rénovation du parc, des festivités pour le 25e anniversaire et de la reprise économique. Nous sommes optimistes pour l’avenir.

 

LE FIGARO. – Depuis trois trimestres, Disneyland Paris est enfin profitable, après avoir été quasiment sans cesse en pertes. Pourquoi a-t-il fallu aussi longtemps pour trouver le bon modèle économique?

Bob IGER. – Je n’aime pas regarder le passé et critiquer ; pour l’avenir, tout reste à écrire. La décision d’investir à Marne-la-Vallée était une bonne décision. Mes prédécesseurs ont construit un parc qui a su s’imposer dans la durée. Depuis, nous avons totalement changé l’organisation des opérations et revu l’actionnariat d’Euro Disney.

 

LE FIGARO. -Vous avez retiré Euro Disney de la Bourse en juin dernier. Pour beaucoup de petits actionnaires, cela a été un mauvais investissement. Avez-vous un message à leur intention, à l’occasion de votre passage à Paris?

Bob IGER. – J’en ai conscience et je le regrette, même si je n’étais pas aux commandes du groupe quand le projet a été conçu. Depuis, nous avons significativement réduit la dette, qui était l’un des principaux handicaps de la société.

LE FIGARO. -Quel est le bilan de votre parc de Shanghaï, qui a ouvert mi-2016. Votre concurrent Wanda, qui a depuis cédé son activité de parc d’attractions, était très critique sur ce projet?

Bob IGER. – Nous sommes extrêmement satisfaits. Nous avons dépassé tous nos objectifs en termes de fréquentation et de satisfaction client, et le parc est profitable dès la première année. Concernant Wanda, je ne peux rien dire d’autre que ceci: tout ce qu’ils avaient dit à notre sujet s’est révélé faux.

Marvel, La Reine des Neiges, Star Wars. Vos personnages iconiques permettent de relancer l’attractivité de vos parcs. Votre projet de racheter Fox (propriétaire d’Avatar, X-Men et des Simpsons) vous permettra-t-il d’aller plus loin et d’envisager d’autres ouvertures de parc?

À ce stade, nous n’avons pas de projet d’expansion dans de nouveaux pays. En revanche, nous avons annoncé des extensions de nos parcs de Shanghaï, Hongkong, Tokyo et en Floride.