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The Walt Disney Company: flambée de ses bénéfices

février 7, 2018

The Walt Disney Company a annoncé, mardi 6 février, une flambée de ses bénéfices au premier trimestre, dopé notamment par des crédits d’impôts et les recettes générées par ses parcs d’attractions alors que les studios de cinéma ont déçu malgré le dernier Star Wars.

 

 

Lors des trois mois achevés le 31 décembre et correspondant au premier trimestre de l’exercice fiscal 2017/18, le bénéfice net a bondi de 78,4% à 4,42 milliards de dollars, principalement du fait d’un gain fiscal de 1,6 milliard lié à la réforme fiscale adoptée récemment aux Etats-Unis. Celle-ci abaisse le taux d’imposition des entreprises de 35 à 21% et les oblige à modifier leur comptabilité, ce qui se traduit pour certaines à des gains d’impôts et pour d’autres à des charges.

 

Disney a gagné 1,89 dollar par action, contre 1,61 dollar attendu en moyenne par les analystes financiers.

 

L’entreprise doit ces solides profits à sa division Parcs and Resorts, qui ont généré 5,15 milliards de dollars de revenus lors de la période sous revue, en hausse de 13%.

 

A l’inverse, le chiffre d’affaires de la branche studios de cinéma, qui comprend Walt Disney, MarvelStudios, Pixar et Lucasfilm, a diminué de 0,63% à 2,5 milliards de dollars. Disney comptait pourtant sur « Les derniers Jedi », huitième épisode de la saga galactique de George Lucas sorti en fin d’année.

 

La division média (télévision gratuite et câble) a vu ses revenus se stabiliser à 6,24 milliards de dollars (+0,16%), en dépit des difficultés persistantes du bouquet de chaînes sportives ESPN qui continue à perdre des abonnés et affiche des recettes publicitaires en baisse.

 

Au total le chiffre d’affaires trimestriel de Disney a vu ses revenus progresser de 3,8% à 15,35 milliards de dollars, en-dessous néanmoins des 15,45 milliards escomptés en moyenne par les analystes.

 

Le géant américain du divertissement et des médias a par ailleurs réaffirmé sa confiance en la finalisation du rachat en cours pour 66,1 milliards de dollars d’une partie de 21st Century Fox, l’empire du magnat Rupert Murdoch, pour rivaliser avec Netflix et Amazon Prime. ‘Nous sommes impatients au sujet de sorties de films robustes, du lancement de l’activité ‘direct au consommateur’ d’ESPN, de nouveaux investissements dans les parcs d’attraction et du rachat en cours de 21th Century Fox’, déclare le CEO Bob Iger.

 

Bob Iger a aussi confirmé l’amélioration des résultats de Disneyland Paris en terme d’attendance et en dépense moyenne par visiteur, impliquant un retour à la rentabilité de Disneyland Paris depuis 3 trimestres.

 

Ces indicateurs motivent ainsi The Walt Disney Company à vouloir continuer de capitaliser sur ses licences fortes pour le futur de la destination.