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Aladdin – notre avis

Aladdin – notre avis

 

Après la Belle et la Bête l’année dernière, c’est au tour du grand classique Aladdin sorti en 1993 de participer à l’effort global de Disney visant à traduire en live action ses dessins animés les plus iconiques. Astucieusement placé après Mary Poppins et juste avant le très attendu Roi Lion, Aladdin est fortement soutenu par un rouleau compresseur marketing impressionnant. D’aucuns diront inquiétant. Notre avis sans spoiler sur Aladdin, un live action ultra nostalgique et sur-vitaminé.

« C’est le film dont je suis le plus fier ». Guy Ritchie, réalisateur phare de films d’action British, affiche clairement la couleur à la conférence de presse du film. Le défi était de taille, retranscrire en images réelles le dessin animé d’une génération. Reprenant à l’identique certaines scènes et lignes de dialogue, Ritchie fait pourtant fi d’un élément central: le personnage du génie, totalement remanié et modernisé. Will Smith campe un être super cosmique dans l’air du temps, proposant une version toute personnelle de ce qu’il imagine être le Génie de la lampe. Ses chansons trouvent ainsi un rythme plus urbain, du Smith dans le texte s’affranchissant du génie génial de R. Williams. Alan Menken, compositeur originel des chansons du dessin animé ira jusqu’à déclarer « Je ne suis pas responsable de ce qu’ils ont fait! ».

Dans cette veine, l’intégralité des chansons voient leur structure évoluer. La présentation de Mena Massoud en Aladdin dans « One Jump Ahead » en est l’illustration la plus frappante avec sa boîte à rythme urbaine et son tempo accéléré. Jasmine, campée par une Naomi Scott bouleversante, bénéficie d’un « princess reveal » tardif mais extrêmement bienvenu et rafraîchissant à travers une toute nouvelle chanson composée par Alan Menken et écrite par l’équipe du film musical La La Land. Ce titre pop et entêtant renvoie le film aux problématiques de l’époque comme le féminisme et le patriarcat, une thématique à retrouver à travers le nouveau personnage de Dalia, servante et confidente de Jasmine dont l’arc narratif est particulièrement efficace.

Seul Jafar peine à convaincre dans des costumes trop grands pour ce personnage terrifiant à l’origine, bien trop jeune ici, devenant la principale réserve du film. Le live action Aladdin était jugé par avance comme étant un non événement, il est en réalité surprenant par sa force et ses ressorts majestueux rendus possibles par sa bande originale parfaitement dirigée et ses airs intemporels. A découvrir en salles, en IMAX et Dolby Cinéma.

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