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[CRITIQUE LITTÉRAIRE] "Alice vit-elle dans un monde merveilleux ?"

[CRITIQUE LITTÉRAIRE] "Alice vit-elle dans un monde merveilleux ?"

 

Pour la première fois, sur notre blog ED92, nous vous proposons une critique littéraire et avons commencé par le plus bel ouvrage de Lewis Carroll : « Alice au pays des Merveilles ». Les avis étant assez divers, nous en avons décidé d’en faire une de nos lectures de cet été et de vous en faire une analyse.

 

Nous connaissons tous les oeuvres Disney autour de cette héroïne de Wonderland. Mais connaissez-vous réellement son histoire ?

 

Nous vous rappelons le synopsis. Un après-midi, Alice et sa soeur s’ennuient sur la berge. Soudain, un lapin blanc l’intrigue. Ce n’est pas un simple lapin, c’est un lapin blanc qui parle ! Elle se décide donc de le suivre jusqu’à son terrier. Curieuse, elle se glisse dans ce trou et finit par en tomber. Une longue chute s’en suit. Des situations loufoques auront raison d’elle et lui feront ingérer des potions et des aliments faisant varier sa taille ; ne l’aidant pas à franchir les étapes de son exploration. Cette expédition lui fera rencontrer de célèbres personnages comme le Chapelier fou, la Reine de coeur, le Chat du Cheshire, les frères Tweedledum et Tweedledee, etc.

 

Par ce synopsis, nous pouvons comprendre que les transformations d’Alice nous laisse imaginer que le monde dans lequel nous vivons est rempli d’obstacles. Alice, petite, ne pouvant pas attraper cette fameuse clef, posée sur la table, afin d’ouvrir la porte, se met à pleurer tel un bébé.

 

L’oeuvre de Lewis Carroll est également une critique de la société dans laquelle il en peint une description. Alice incarnerait un équilibre dans un monde sans principes contrairement à la hiérarchisation de l’Angleterre de l’époque victorienne dont il se moque. Prenons un exemple, la partie de croquet est intéressante ; les figures des cartes représentent la société britannique : le Roi, la Reine, le Valet et les Soldats donc le « Tiers-Etat », au service de la souveraineté. De plus, il critique la reine et ses excentricités d’où la célèbre phrase « Qu’on leur coupe la tête ! » démontrant la bêtise du pouvoir exercé.

 

De plus, la présence des jeux de mots est omniprésente. Tout commence dès le titre original « Alice’s Adventures in Wonderland ». En effet, « Wonderland » se traduit par « la terre des questionnements », puisque « to wonder » retranscrit de l’anglais serait « se demander », nous sommes loin du titre enjoliveur français « Alice au pays des merveilles ».

 

Comment pouvons-nous laisser ce terme « merveille » alors que la protagoniste vit dans un monde inconnu et vit des péripéties auxquelles elle se doit de confronter ? L’auteur insiste également sur le champ lexical du temps représenté par le Lapin Blanc et sa montre gousset utilisant des expressions : « Tuer le temps », « Battre le temps en musique », comme si le temps est déréglé, file à toute vitesse et qu’il faut à tout prix le rétablir.

 

La retranscription en français de cet ouvrage, nous laisse deviner assez aisément que la traduction de ce livre n’a rien à en tirer de son original ; nous vous conseillons de le lire en anglais pour mieux comprendre les traits humoristiques de Lewis Carroll et des aventures cocasses d’Alice.

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