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De Studios en Aventure

Cher lecteur, chère lectrice. L’attente a enfin touché à son terme, la phase principale de la transformation du second parc de Disneyland Paris (aussi connu sous le nom de Park-ing) va enfin ouvrir ses portes et changer radicalement de direction.
Face à la masse d’éléments à aborder, allons donc directement à l’essentiel. Nous avons maintenant 2 parcs diamétralement opposés qui se trouvent juxtaposés sous un même billet d’entrée.

Une Première Mondiale

Le gros de l’ancien Parc Walt Disney Studios a subi un léger lifting : des pavés, quelques arbres, une quantité astronomique de lampadaires et on s’arrêtera là. Le parc d’origine n’a définitivement pas été gommé. Pire, il souffre tout de même énormément de la comparaison avec son nouveau voisin, même si l’écart est un peu moins grand d’1 ou 2%.

Ce qui formait une jolie entrée au pire parc Disney du monde est maintenant une entrée quelconque et bancale d’un parc qui s’éveille à la Magie.

Une lampe et une merveille

Worlds of Pixar et Avengers Campus forment la seconde étape. Après la chenille, voici les chrysalides : Deux zones qui restent artistiquement pauvres, mais ont le mérite de proposer de la variété.
Du côté Pixar : plein d’attractions juxtaposées entre des reliquats du niveau des anciens Studios.
Du côté Marvel : des attractions plutôt moyennes dans une esthétique sans inspiration qui sont compensées par beaucoup d’animations (quand elles ont lieu et qu’on a la chance de tomber dessus).

worlds of pixar
avengers campus

En route pour l’Aventure

Passés les deux kiosques, nous arrivons enfin dans un autre monde, comme dirait Elsa. Le long chemin qui vous mène au nouveau lac propose une toute nouvelle ambiance pour Disney où une végétation ordonnée prend le pas sur tout le reste (même si il faudra lui accorder quelques années pour qu’elle prenne le bon volume, mais c’est le sort de tous les nouveaux parcs). Quel dommage toutefois que le chemin soit aussi désertique ! Pas d’abris, rien à voir, rien à faire.

Oui, il y a bien le jardin anglais rebaptisé en Gazebo Garden. Mais c’est maigre et dénué d’intérêt si vous ne passez pas au moment d’une animation. Celle avec Raiponce et Flynn est mignonne et plaira aux accrocs aux personnages, mais ça reste une toute petite animation destinée à un petit public vu le nombre de places assises prévues.

Il faudra attendre d’arriver au bout du chemin pour enfin voir un peu d’animation avec Raiponce Tangled Spin.
Face à la très grande variété de manèges familiaux qui existent, il a été choisi de refaire des Tasses. Ce qui fait qu’en termes d’expérience, cet ajout est très limité. Même si le bâtiment est en soi joliment réalisé avec de jolis abords. Mais ça manque tout de même d’une touche d’originalité dans un monde où de nombreux parcs européens approchent petit à petit des standards esthétiques Disney.

Finalement, je regrette un peu que tant de place ait été sacrifiée pour bien peu de contenu. Le jardin anglais aurait été parfait pour un carrousel Mary Poppins, et l’entrée de Toy Story Playland aurait été plus adaptée du côté de Cars Road Trip pour céder sa place à un jardin oriental avec des tapis déménagés.
Avec 4 manèges (en comptant les chaises de Là-Haut qui arrivent sous peu) et quelques
kiosques, la zone aurait grandement gagné en consistance et en énergie.

De Studios en Aventure : 1km à pied, ça use les souliers

Nous arrivons enfin au nouveau cœur du Parc : Adventure Bay.

Concernant le Regal View Restaurant & Lounge, je n’ai pas eu l’occasion de le tester. Je parlerai donc juste de son esthétique : un vaste bâtiment qui reste bien trop lisse. On ne peut nier qu’il y a eu un travail pour rendre l’ensemble joli, mais on sent bien trop la juxtaposition de cubes en béton avec quelques décorations collées ci et là pour qu’il nous transporte véritablement ailleurs.
Pire, l’allée principale passant derrière celui-ci, on marche dans le vide. Il aurait été avisé de prévoir par exemple une boutique tout le long sous forme d’une arcade couverte ou pourquoi pas quelques jeux de fête foraine (puisque c’est l’état d’esprit global recherché) pour animer tout ça.

Le reste des abords est malheureusement du même acabit : toujours joli, très paysagé, mais avec une offre pauvre comme un jour sans pain. C’est très bien de proposer des kiosques, mais il n’y a aucun endroit de prévu pour s’asseoir à l’abri afin de déguster ce qui est proposé.
La encore je ne parlerais pas de l’offre restauration, elle ne m’a pas inspiré. Des plats trop lourds, des recettes trop complexes, un pricing trop cher (qui a déjà été revu à la baisse depuis). D’autant qu’on connaît d’avance la qualité inhérente de la restauration façon Disneyland Paris. Donc si c’était pour m’alimenter en marchant ou assis sur un banc trempé, j’ai préféré passer mon tour.

Au bout du compte, ce lac est un joli espace qui présente quelque chose de neuf et différent à Disneyland Paris. Malheureusement il souffre cruellement du manque d’offres et d’espaces abrités. Je sais d’avance que je laisserais tomber l’expédition jusqu’à Arendelle un jour de pluie ou de canicule.

La ruelle givrée

Nous arrivons enfin au bout de notre périple avec le Monde de la Reine des Neiges. Une petite allée à la décoration splendide, voir par moment spectaculaire, mais qui souffre de sa toute petite taille.
À l’inverse d’Adventure Way, ici on concentre beaucoup de choses dans un tout petit espace en cul de sac : 1 restaurant, 2 boutiques, 1 attraction, 1 espace de rencontre et plusieurs animations (dont 1 vrai spectacle).

Commençons par Frozen Ever After qui se révèle être toujours une très sympathique attraction (l’ayant déjà faite à Epcot et Tokyo DisneySea). Évidemment elle n’arrive pas à la cheville de sa sœur japonaise, mais pour la version “courte”, le résultat est probant avec de jolies améliorations et un excellent travail des lumières (un domaine où Disneyland Paris excelle).
Mais à l’instar des attractions modernes de Disney, on reste très loin du niveau d’un Pirates des Caraïbes, notre bateau passant successivement devant des petites scènes rassemblées d’un seul côté du bateau (2 à gauche, 2 devant au changement de direction, 2 à droite). De l’autre c’est quasi systématiquement un simple mur décoré, ce qui réduit le côté immersif.

Les boutiques sont jolies et regorgent évidemment de produits sur la Reine des Neiges. Le Nordic Crowns Tavern propose également un bel espace, intelligemment divisé en petits espaces pour apporter une touche d’intimité. Pour ce qui est de l’offre restauration, j’ai mangé des boulettes Ikea facturées bien plus que chez Ikea. Je pense que la comparaison se suffit à elle même.

Niveau Entertainment enfin, commençons par la réussite absolue : Olaf. Quel plaisir de le voir bouger et réagir comme si le film prenait littéralement vie. Je regrette juste le fait que plus jamais je ne pourrais en profiter de la même façon une fois que les hordes de visiteurs se battront pour l’approcher. Ça me donne de très grands espoirs sur les possibilités de cette nouvelle technologie, si tant est que Disneyland Paris s’avère capable de la faire tenir
dans le temps en conditions réelles.
Quant à la Célébration à Arendelle, les bateaux ont des relents de Tokyo Disney Sea, c’est dire ! Je regrette juste le trop grand nombre de dialogues peu intéressant et un manque de chansons. La nouvelle écrite pour le show est sympathique, mais l’attraction étant centrée sur le premier film, j’aurais bien aimé pouvoir fredonner des chansons du second à cette occasion. Le spectacle gagne beaucoup en nocturne, mais vu les horaires prévus, ce sera
une occasion rare dans l’avenir.
Je passe volontairement sur les autres animations comme Mossie ou Oaken qui sont mignonnes, mais dont on sait d’avance qu’elles auront du mal à survivre aux conditions réelles, alors autant ne pas vous donner de faux espoirs.

la celebration a arendelle
olaf
mossie

Le spectacle de cascades

Non, le Stunt Show n’est pas de retour. Mais je ne pouvais me priver de ce jeu de mot pour aborder Cascade of Lights.
Si Tales of Magic repose sur sa poésie et ses moments magiques, Cascade of Lights prend le contre pied complet en se contentant d’envoyer du wow sur des musiques entraînantes.
Les drones se retrouvent pour près que jamais, qu’ils flottent ou volent et les effets aquatiques et pyrotechniques propulsent le spectacle pour lui donner la dimension nécessaire.

Seul bémol : les écrans d’eau qui ne sont que 4, et font que vous avez 25% de malchance de ne pas du tout en profiter si vous vous placez au hasard autour du lac et dont les projections sont à la limite de gifs basiquement animés.

Mais bon, pour une première dans ce format, disons que Disneyland Paris propose un show nocturne solide qui trouvera son public, ne serait-ce que pour ses conditions d’observation.
On est à des années lumières du Parc Disneyland prévu pour des Parades Nocturnes plutôtqu’un gros spectacle centré sur le château.

Un nouveau Soleil se lève

Nous arrivons enfin au terme de notre aventure du moment. Globalement, Disney nous offre le reboot dont les Walt Disney Studios avaient plus que cruellement besoin en s’inspirant très fortement de Fantasy Springs à Tokyo.

D’ailleurs si ils veulent nous offrir une zone Pays Imaginaire à la place de Road Trip pour aller avec les lampadaires très Fée Clochette aux abords du lac de ce côté là avec un clone de la fabuleuse attraction japonaise, je signe direct.

Mais trêve de digression. Au final, le problème réside dans la pauvreté d’offres de ce point de départ : pas assez d’attractions, pas d’espaces abrités et un World Premiere qui reste une tâche dans ce début de paysage féerique.
L’arrivée de chaises volantes puis d’une grande attraction sur Le Roi Lion vont donner un début de solution. Mais charge aux équipes de Disneyland Paris de ne pas les voir comme des fins en soit. Il faudra un rythme d’augmentation de l’offre soutenu, quitte à raser de l’ancien pour offrir du nouveau ailleurs et ainsi rééquilibrer les choses et faire de ces deux Parcs opposés un grand Parc unifié enfin digne d’être le voisin du plus beau Disneyland du monde.

Je conclurais en vous conseillant d’attendre, de laisser l’effet nouveauté passer car en tant que tel, vous aurez forcément une mauvaise expérience remplie d’attentes interminables et d’animations impossibles à voir sans prendre position des heures avant (sauf pour Cascade évidemment).
Dans quelques mois, je pense que les choses seront plus supportables et les Premier Access seront vos amis pour les attractions. Même si on peut se douter que l’attrait pour Frozen sera plus long à s’adoucir que celui pour Marvel en 2022.

World of frozen
Jeff

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