fbpx

Share This Post

ED92BLOG / Extra92 - Cinéma

Mary Poppins Returns – notre critique

Mary Poppins Returns – notre critique

 

Mary Poppins Returns 

Quatre ans après une première expérience musicale Disney mitigée dans Into The Wood, Rob Marshall et ses producteurs rempilent en chansons en cette fin d’année avec un défi de taille : redonner vie à une création culte des années soixante, Mary Poppins.

Les déprimantes années trente ont été choisies par Mary Poppins pour faire son grand retour, alors que les enfants de la famille Banks rencontrent quelques difficultés… une fois encore ! Mickael et Jane Banks ont bien grandi et un air de nostalgie flotte au 17 allée des Cerisiers quand, en plein hiver, le mythique cerf-volant rafistolé de journaux révèle la silhouette de la plus célèbre nounou du cinéma.

Ses chemisier à pois, nœud papillon et manteau en laine bleue rappellent instantanément le style édouardien de Mary Poppins ; la silhouette et le look d’Emily Blunt finissant de convaincre les plus sceptiques.

« Mary Poppins est iconique, Julie Andrews est tellement iconique ! Vous ressentez ce poids, cette responsabilité mais je savais que j’allais le faire, c’était un oui instantané pour moi » nous a confié l’actrice il y a quelques jours.

D’ores et déjà nommée aux Golden Globes pour ce rôle, la performance d’Emily Blunt est le plus grand atout du film et est sans l’ombre d’un doute pratiquement parfaite.

Chantant et dansant sur les treize chansons composées par Marc Shaiman (La Famille Adams, Sister Act) l’actrice déjà remarquée cette année dans Sans un Bruit transcende le personnage de Nanny et se révèle l’héritière naturelle de Julie Andrews. « Quand on lui a dit qui jouerait Mary Poppins, elle a littéralement levé les bras vers le ciel en criant « Je l’adore ! », c’était un moment magnifique » confie Rob Marshall à propos de Julie Andrews.

Élément central, le personnage de Mary est poussé par un casting époustouflant et de très nombreuses surprises qui rendent cette suite irrésistiblement chic, drôle et émouvante. Lin-Manuel Miranda campe un allumeur de réverbère étonnant, dans la lignée du personnage de Bert, illuminant littéralement le Londres des années trente. Dans ce rôle écrit pour lui, Lin-Manuel Miranda est bluffant dans son interprétation de Trip a Little Light Fantastic. « Étant moi-même compositeur, j’ai adoré collaborer avec Scott Wittman et Marc Shaiman, il y avait une véritable collégialité, c’était bon enfant ! » déclare l’acteur.

Fort d’un scénario original créé par David Magee (L’Odyssée de PI, Neverland), cette comédie définitivement musicale et intelligente apporte un soin particulier à respecter l’œuvre cinématographique de 1964 mais aussi l’œuvre originale de P.L. Travers. Comme souhaité par Rob Marshall, la beauté et la richesse des mondes imaginés dans ce chef-d’œuvre de la littérature classique sont savamment distillées dans Le Retour de Mary Poppins créant un goût d’unicité rafraîchissant et acidulé.

Des scènes chantées époustouflantes aux séquences animées tendres et remplies d’easter eggs, ce Retour est une aventure palpitante et résolument moderne mettant en valeur les apparitions de Meryl Streep, Dick Van Dyke et Colin Firth dont les rôles électrisent et enchantent l’épopée des Banks.

Alors que les suites s’enchaînent au cinéma et que Disney capitalise sur ses succès d’antan, Mary Poppins est une vraie lueur d’espoir : « Tout le monde a besoin d’une Mary Poppins dans sa vie en ce moment » déclarait Rob Marshall. Toutes les suites auraient besoin d’un Rob Marshall en ce moment.

Le Retour de Mary Poppins est à découvrir dans 570 salles de cinéma ce 19 décembre.

Share This Post

Poster un Commentaire

Veuillez Connexion pour commenter
  S’abonner  
Notifier de
Language