Ratatouille : l’Aventure Totalement Toquée de Rémy

  • Type d’attraction : parcours scénique à bord d’un véhicule
  • Emplacement de l’attraction : Walt Disney Studios Park – Toon Studio
  • Date d’ouverture de l’attraction : 10 juillet 2014
  • Durée de l’attraction : 5 minutes
  • Temps d’attente habituel : très fréquentée – en moyenne 50 minutes
  • Visiteurs ciblés : tout public

Bon à savoir

  • L’attraction aurait dû ouvrir pour le 20e anniversaire du parc, en 2012. Mais par manque de financements, la construction n’a débuté qu’en 2012, et ce nouvel espace n’a ouvert qu’en 2014
  • Le land adopte le style architectural haussmannien

L’attraction

Imaginez un début de soirée d’été, pas un seul nuage ne vient gâcher le ciel d’un bleu sombre ou seules les étoiles font de la concurrence à cette boule éclatante qu’est la lune. Un doux vent chaud chatouille calmement une mèche de vos cheveux et au détour d’une ruelle parisienne, vous découvrez une place qui vous invite à vous y poser et à rêver !

La Place de Rémy, havre de paix au centre du Walt Disney Studios Parc, avec ses façades aux couleurs pastel, ses devantures de magasins typiques, son bistrot français au goût raffiné… Comment résister à l’envie de contempler pendant de longues minutes la fontaine en son centre, dans laquelle des rats jouent avec des bouteilles de champagne ?

Logés à l’une des extrémités de cette place, nous apercevons une demeure prête à nous accueillir, bordée d’un préau tout de métal forgé, matériau dont la patine nous informe sur son âge et sous lequel nous pouvons apercevoir des affiches publicitaires d’un autre temps.

Après avoir pénétré dans le bâtiment, un petit couloir nous mène sur les toits de la capitale. De cette position, l’impression de dominer le monde nous emplit, nous errons entre les différentes cheminées et verrières lorsque tout à coup l’enseigne du grand chef Auguste Gusteau s’anime et nous souhaite la bienvenue. Tandis que nous pouvons entendre des chats au loin, le cuisinier nous vante la spécificité de la cuisine française et surtout celle de son ami Rémy. Le bonhomme à l’allure joviale conclu son aparté avec la célèbre locution « Quand l’appétit va, tout va ! »

Il est temps pour nous d’arpenter un couloir semblant s’enfoncer dans les entrailles de la bâtisse. Les plâtres lisses laissent la place aux briques rouges, le temps de nous saisir de nos lunettes 3D et nous arrivons dans la salle d’embarquement. Grande salle juchée sur les toits de la capitale, mais il semblerait que les vitres, cheminées, tuiles… aient changé de taille ! Serait-ce le décor qui aurait grandi ou nous qui aurions rapetissé ? La seconde solution semble plus probable lorsque nous apercevons les rongeurs qui nous servirons de wagons pour ce voyage.

Une fois embarqués à bord de nos nouveaux amis, ceux-ci se mettent en mouvement avec une douceur et une poésie épousant le rythme de la musique ! L’esprit du grand chef nous invite à le suivre afin de rencontrer le grand Chef Remy ! Celui-ci fait les 100 pas sur la verrière de la cuisine du restaurant se demandant quel plat il pourrait bien préparer ! Coq au Vin ? Non ! Une simple Omelette ? Trop simple ! C’est alors que l’ancien propriétaire lui montre une ratatouille ! « Mais oui ! c’est ça ! » s’exclame le petit rat en sautant d’excitation ! Ce geste incontrôlé fait vaciller et basculer la partie mouvante du puits de lumière, projetant le nouveau chef et nous même dans une longue chute dans la cuisine ou tous les commis, chefs de partie, plongeurs s’affairent !

Vite ! essayons de ne pas nous faire repérer, une course s’ensuit, tantôt sous les pianos de cuisson, puis à l’abri du chariot des desserts, enfin Alfredo Linguini nous voit et essaie tant bien que de mal de nous protéger de l’armée de pieds manquant de nous écraser à chaque seconde ou de révéler notre présence dans ce lieu ou l’hygiène est primordiale. Seule échappatoire pour le moment : la chambre froide dont la porte nous est ouverte par l’apprenti.

Nous sommes enfin à l’abri des foudres des employés dans ce garde-manger où tout semble disproportionné : une truite de 5 m de long, des saucissons plus longs qu’une voiture, un potiron pouvant nous écraser d’une seconde à l’autre et au milieu des différentes cagettes de produits nous apercevons de petits yeux brillants qui nous observent. Nous ne sommes pas seuls, toute la tribu semble ripailler gratuitement à cet endroit ! Et en tant que leader : Émile, que nous apercevons se goinfrant de raisin à travers la porte du réfrigérateur trônant au bout de la salle.

Quelques circonvolutions plus tard, nous sommes de retour dans la cuisine bien à l’abri sous un mobilier de la cuisine. D’un coup de serpillière, Alfredo aide les deux frères à retourner dans la cachette, non pas sans nous envoyer une bonne giclée d’eau ! Une fois le tournoiement fini, nous nous rendons compte que nous somme sous un nouvel appareil ! De jolies lumières bleues dansent au-dessus de nos têtes ! Un cuisinier un peu bourru s’approche et pose un plat à l’intérieur de ce meuble nous protégeant, il semble tourner un bouton… ! Un four ! Nous sommes réfugiés sous un four, les douces lumières bleues étaient en fin de compte les veilleuses de l’instrument de cuisson, celles-ci se transforment soudainement en longues langues orange ! La chaleur vient nous lécher le visage ne nous attardons pas et sauvons-nous vite fait. Direction sous le chariot de service.

La table roulante se met en route, comme guidée par Rémy qui la précède. Elle se faufile entre les tables jusqu’à arriver aux pieds du sombre Skinner, occupé à servir un verre de vin au grand critique Anton Ego. Lorsque celui qui a repris le célèbre restaurant aperçoit le petit chef poilu, son sang ne fait qu’un tour ! Des Rats !! Le commis tête en l’air déboule alors dans la salle de repas sur ses patins à roulettes, s’empare du chariot et nous aide à nous faufiler dans un conduit d’aération du somptueux restaurant.

De toutes les bouches jaillissent des rongeurs poursuivis par l’odieux cuisinier. À gauche ! À droite, nous courons aussi vite que nos petites pattes nous le permettent dans ce dédale de conduits. Malheureusement nous nous retrouvons dans un cul de sac, mais ceci n’est pas notre plus grand souci ! Le plus grand désagrément est cette main qui traverse le mur de l’installation pour nous attraper. Fort heureusement, la seule chose dont ce membre peut se saisir est un piège à rats. La douleur le fait reculer juste assez pour nous laisser le temps de faire demi-tour et, guidés par nos compagnons, de trouver enfin la cuisine de Rémy.

Une odeur magnifique emplit nos narines alors que nous arrivons dans cette antre où de nombreux rongeurs s’agitent afin de préparer les repas des clients ! Une immense ingéniosité règne dans cette cuisine. En effet pour s’adapter à leur petite taille et pouvoir utiliser les outils adaptés à la taille humaine, les amis du petit Chef ont su créer de nombreux artifices pour s’aider : un téléphérique de louches, une nacelle faite d’un bol de cuivre d’où Rémy donne ses ordres… Râper le fromage peut être ardu pour ces êtres de petite taille, c’est sans compter sur leur intelligence, une petite glissade sur une râpe inclinée et le tour est joué ! En face de vous, 3 amis s’évertuent à déboucher une bouteille de champagne à l’aide d’une fourchette, ils vacillent, tournent, pivoter et nous nous retrouvons en face du bouchon qui ne tarde pas à céder face à leurs assauts.

Propulsés en arrière par la force du bouchon de liège et aspergés d’eau, nous nous retrouvons avec le reste de la famille des protagonistes dans une des artères du système de ventilation ayant une vue imprenable sur la Tour Eiffel où le lierre est roi. Toute la petite population festoie, accompagnée par un groupe de musiciens et dégustant de délicieux entremets. L’heure est venue pour Rémy de nous dire au revoir, tout en se faisant dévorer son toast par son glouton de frère ! Nous devons les quitter et retrouver la salle de débarquement.

Dans une dernière ronde, les souriceaux viennent se placer aux emplacements dédiés afin que nous retrouvions la terre ferme. Derrière une vitre nous apercevons les tables du Bistrot Chez Rémy, où les décors sont tout aussi démesurés que ceux de l’attraction. Et alors que nous empruntons le couloir de sortie, les pièces de carrelage reprennent petit à petit une taille « normale » pour les humains que nous sommes.

C’est une fois de retour sur la Place de Rémy que notre aventure culinaire s’achève. Restons encore quelques minutes à contempler la finesse des décors de ce charmant endroit et laissons nous une dernière fois envoûter par la poésie qu’il dégage.

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