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Rencontre Imaginaire au pays Imaginaire

Rencontre Imaginaire au pays Imaginaire

Rencontre Imaginaire au pays Imaginaire

 

 

« Everyday’s a celebration of wishes coming true , you don’t need an invitation , we’re always here for you … »

BIP BIP BIP !!!

 

Mon esprit s’éveille. Je suis assis sur le banc sous un des petits porches, le plus près des fontaines, dans les jardins devant le Disneyland Hôtel. Un grand soleil illumine la façade rosée de celui-ci, et les jets d’eaux rafraichissent l’air déjà bien chaud de cette après-midi. Je regarde ma montre, il est presque 15h, mon rendez vous ne devrait pas tarder. En appuyant mes bras sur le garde-fou en fer forgé, je regarde les touristes qui passent, certains habitués venant depuis des années, d’autres venant pour la première fois et découvrant avec excitation les premiers décors du lieu qui va les accueillir pour la journée.

 

 

« -Bonjour ! »

Je sursautais et me retournais, je l’avais devant moi cet homme qui m’avait tant fait rêver depuis mon enfance, et avec qui la chance m’était donnée de discuter, Mr Walter Elias Disney.

« -Mr Dinsye -euh pardon Disney, c’est un véritable honneur lui dis-je, perdant complètement mes mots. »

Il me fit un large sourire, ne s’offusquant en rien de ma maladresse à écorcher son nom, ni de mon stress soudain.

Il était exactement comme on se l’imagine, donnant l’impression de sortir lui aussi d’une de ses nombreuses histoires, les cheveux grisonnants soigneusement gominés et plaqués vers l’arrière, la moustache bien entrevue, l’œil pétillant, comme ceux d’un enfant espiègle, et un impeccable costume sobre bleu marine.

Il vint s’installer à côté de moi (un peu bizarre pour un interview mais soit) en face du Disney Hôtel et nous avons pu commencer.

« -Merci de bien avoir répondu à ma demande de vous rencontrer. Répétais-je encore un fois, comme si les 10 précédentes n’étaient pas suffisantes.

-Allons, allons, c’est tout naturel ! souffla-t-il avec un sourire, votre projet m’a plu, il était normal que j’y participe, d’autant plus que, et vous ne me croirez sans doute pas, assez rare que je me vienne de cette manière à Disneyland Paris.

-Vraiment ? m’étonnais-je

-Bien sûr, vous voyez, j’ai énormément de choses qui me tiennent à cœur, notamment ma famille, j’ai donc assez peu l’occasion de flâner sur main street, cela faisait même assez longtemps que je n’étais pas venu, et j’aime vraiment ce que je vois, le travail accompli est remarquable ! Vous voyez ce petit garçon là-bas ? Il a la bouche ouverte depuis 2 bonnes minutes et il bouge sa tête dans un sens puis dans l’autre, comme s’il découvrait une nouvelle chose à chaque regard. C’est ce genre d’émotion que je voulais capter, lorsque le projet de Disneyland est devenu plus qu’un parc d’attraction pour mes employés, mais pour toutes les familles. Continua t-il.

-C’est une réussite totale sur ce domaine-là c’est incontestable, lançais-je, Disneyland Paris est la 1ere destination touristique d’Europe, et de loin, et tous les enfants du monde, maintenant par ricochet, avec le rachat des franchises de superhéros, ne jure que par Disney !

-Oh non mon cher, dit-il en souriant, la vraie réussite, c’est d’avoir réussi à créer un rêve, au milieu de notre réalité. C’est d’avoir suscité, comme chez cet enfant de tout à l’heure, l’abasourdissement devant tous ces décors, ces personnages et ces spectacles, qu’on ne verrait pas dans notre vie de tous les jours.

-Du coup, comment vous est venue cette vision de Disneyland ? continuais-je

-Eh bien écoutez, j’ai imaginé Disneyland comme étant un lieu de partage en famille, entre parents et enfants notamment. Nous étions une famille très modeste, notre père a toujours beaucoup travaillé et nous aussi, très tôt, avons participé, je tenais donc, par ce lieu, à ce que les générations futures puissent passer un moment ensemble, comme j’aurais tant aimé pouvoir le faire plus souvent avec mon père, me répondit-il. Dans l’idée c’est ce rôle là que je voulais donner à mon parc, une fois le but donné, j’ai pu, avec mes souvenirs, érigé une version améliorée, enchantée même, de la rue principale de Marceline, ville du Missouri où j’ai vécu et lui donner le nom de MAIN STREET. Et finir avec la mise en place du château au bout de celle-ci.

– D’ailleurs cette mise en place particulière, à quoi est-elle dû ? Vous n’avez été présent que pour la construction du 1er parc, dans les années 50, pourquoi cette architecture a-t-elle été conservée ? Etait ce une directive de votre part ? lui demandais-je.

-Oui, parfaitement, j’avais une vision très précise de ce que je souhaitais, et je voulais qu’à l’avenir, cette mise en place, cette architecture soit représentative d’un parc Disney, cette volonté a été totalement respectée et j’en suis ravi aujourd’hui. Peu importe le parc, sa forme, sa superficie, le château doit en être l’épicentre, la croisée des lands et des chemins, et le seul moyen pour arriver au château, c’est de passer par notre Main Street U.S.A ! me répondit-il en chantonnant ses dernières paroles.

-Du coup, je vais recentrer mes questions sur Disneyland paris, de quoi êtes-vous le plus fier pour ce parc, malgré le fait que vous n’ayez pas participé à sa conception, et avez-vous des regrets le concernant ? Repris-je.

– Alors ça pour être fier, je le suis ! Dit-il, après il est difficile de sélectionner quand on aime tellement l’ensemble, mais j’aimerais souligner le coté intemporel des attractions, de « It s a Small world », qui a quand même 60 ans, de Space Moutain, de la terre à la lune, qui elle aussi a emmené les visiteurs à l’époque de Jules Vernes, où le voyage lunaire n’était encore qu’un fantasme, de même pour Autopia , et Frontierland , où des idées d’hier tiennent encore une place au premier rang . Je soulignerais également, la passion commune, celle des visiteurs mais aussi et surtout celle des Cast Members, qui œuvrent toute l’année pour faire vivre la magie à tous, cet état d’esprit m’a survécu, et ça, j’en suis extrêmement fier.

-Et votre attraction, votre land préféré ? rajoutais-je

-Humm c’est assez difficile, répondit-il. J’aime tout ce qui a été bâti ici à Marne la Vallée, après si je ne devais en garder qu’une, ce serait sans doute « It’s a Small world », pour son incroyable vécu, plus de 60 ans tout de même ! Qu’une attraction avec des poupées puisse émerveiller petits et grands depuis des décennies, c’est une réelle prouesse. Pour le land que je préfère, j’hésite entre Frontierland , qui a une atmosphère, un environnement, qui a bercé mes rêves d’enfant , et FantasyLand , qui est un land qui découle directement des œuvres que nous avons pu créer avec mon studio d’animation. Du coup je ne vais pas choisir lequel je préfère, je les prends tous les deux ! lança t-il d’un air enjoué.

Nous marquâmes une pause, savourant ce moment précieux, empreint d’émotions commune, j’avais à mes côtés, un homme qui avait, après tant d’années à essayer, tout réussi grâce à Blanche neige et le 7nains, grâce à Oswald le lapin, grâce à Mickey Mouse. Et pourtant il restait d’une simplicité incroyable, humble et accessible, cet homme qui, plusieurs fois déjà au cours de mon entretien, avait semblé laissé la place au petit garçon, tant ses yeux pétillaient d’exaltation.

-Pour ce qui est des regrets, reprit-il, j’en ai un gros, c’est celui d’être parti trop tôt, en éclatant de rire, me laissant sans voix face à cette auto-dérision, j’aurais aimé, même s’il faut être réaliste je n’aurais pu être présent pour l’inauguration de Disneyland Paris, au moins assister à la naissance de quelques autres parcs, EPCOT par exemple. Néanmoins si je dois faire part de mes regrets pour Disneyland Paris, ce serait peut-être d’avoir le parc principal un peu petit, j’avais dit un jour que Disneyland ne serait jamais terminé, c’est exact, il y a encore beaucoup à faire, et j’espère que l’imagination des gens travaillant pour le parc ne s’épuisera jamais, et que les nouvelles attractions continueront de fleurir, afin que jamais il n’y ai de lassitude chez les visiteurs de Disneyland Paris.

– Ce serait votre souhaite le plus cher ? lui demandais-je.

-Non ce serait trop égocentrique de ma part, mon souhait le plus cher, serait sans doute que tous les enfants au monde continuent de rêver car c’est le rôle des enfants et, puissent, un jour, venir dans un parc Disneyland, n’importe lequel, et que la magie fasse effet sur eux. dit-il dans un sourire rêveur.

Je souris. A l’horloge mickey du Disneyland Hôtel, il était déjà 15h50, mon interview allait prendre fin, c’est avec le cœur serré que je le fis remarquer à Mr Disney.

-Ah oui, effectivement, le temps défile étonnamment vite lorsqu’on parle de choses qui nous passionne, n’est-ce pas ? dit-il dans un grand sourire. Mais nous avons un peu de temps, avez-vous une dernière question ?

Des questions, j’en avais encore des centaines, voire même des milliers, j’aurais pu passer une semaine entière avec lui que je n’en aurais sans doute pas fini. Mais il ne me restait que peu de temps, je lui ai donc dis :

-Non Mr Disney , je ne vais plus vous interroger , une question en amènerait forcement une autre , puis une autre et ce à n’en plus finir , ce qui le fit rire ( mon dieu ce que cet homme aime rire c’est tellement bon de le voir ainsi ) mais j’aimerais vous dire ceci : Merci , merci pour cette interview , pour ce moment passé ensemble , et ce n’est pas tout , merci pour cette magie que vous nous avez transmise au travers votre rêve , à travers ces dessins animés qui ont bercé notre jeunesse , de ces personnages que nous avons aimés et qui sont devenus nos meilleurs amis étant petits , merci pour ce rêve devenu réalité , pour Disneyland , où tous les rêves sont possibles peu importe la couleur de peau , l’origine sociale , peu importe les croyances , merci de nous avoir mis sur le même pied d’égalité , le pied de gamins par millions qui ouvrent les yeux en grand en voyant Mickey, Donald , Dingo , Pluto , Stitch , et compagnie , qui se sentent comme des princes ou princesses quand ils se promènent dans le château ou à ses abords , merci pour ces enfants qui ont des étoiles dans les yeux , du matin 9h au soir 22h avec les spectacles , merci pour nous , les adultes , qui n’ont jamais grandis , et qui , une fois les grilles passées , ont à nouveau 8 ans , merci pour mes pleurs devant mes personnages préférés , devant mes parades , ou même pour mes départs les soirs où je savais que je ne revenais pas avant plusieurs mois et que la sensation de manque se faisait déjà sentir. Pour tout ce que vous nous avez apporté, Walt, Mr Disney, laissez-moi vous dire merci, au nom de plusieurs milliards d’êtres humains, vous nous avez bercé, marqué, chéris, vous êtes de notre famille, vous êtes cet oncle qu’on adore étant petit parce qu’il est gentil, et qu’on adule un fois grand pour la place que vous avez pris dans nos vies.

Je m’interromps, l’émotion est bien présente entre nous, et je vois dans ses yeux que mes mots l’ont touchés, c’était mon but, pouvoir lui montrer ma reconnaissance éternelle.

L’horloge indique 16h, l’entretien est fini, pourtant il reste assis un petit peu avec moi, et, après quelques instants, me souffle :

-Merci pour ces mots, qui me montrent que mon œuvre touche, et touchera des gens. Vous me considérez comme de votre famille, alors sachez que vous faites également partie de la mienne. Et je serais toujours un peu présent avec chaque famille qui passera les grilles de ce parc.

Il se leva doucement, prit une inspiration, et me dit qu’il était temps qu’il s’en aille, nous nous serrâmes la main, le remerciait encore pour tout, avant de prendre congés, il se tourna vers la fontaine et dit :

-Ah revoilà le petit garçon de tout à l’heure, cette fois ci, on dirait bien qu’il admire la fontaine.

Je me tournais, c’était vrai, l’enfant était bouche bée devant les jets des fontaines, il avait dans ses bras une peluche Mickey, souvenir de sa journée dans le parc avant de rejoindre les Studios.

Voulant faire une blague je lançai en me tournant :

-Il va finir par avoir la mâchoire coincée en la gardant ouverte comme ça …… »

Personne. Mr Disney avait disparu, parti dans un souffle, son départ aura été comme son arrivée, discrète et sans bruit. Tournant la tête à gauche puis à droite en espérant le voir se diriger dans une direction, sans succès.

Puis je le vis, 1 fois, 2 fois, 3 fois ,4 fois ,5 fois, avec des familles marchant à côté d’elles, en direction du parc, avec un large sourire aux lèvres, comme un visiteur venant pour la première fois, arrivé à hauteur d’un guichet, il se tourna vers mois, m’adressa un superbe sourire et un signe de la main, je le lui rendis, puis, il disparut au milieu de la foule sous les voutes en direction des grilles d’entrées du parc.

 

En hommage à Mr Walter Elias Disney

 

Ce texte est une fiction totalement inventée et écrite par Mr Navarro Valentin pour ED92 Blog et ne représente en rien les propos de Mr Walter Elias Disney ou de la TWDC. Toute la trame de l’histoire est issue de mon imagination et ne pourrait être considérée comme étant de fait ou de discours réel.

 

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