• 29 mai 2020

Résultats de notre sondage sur les éventuelles mesures à Disneyland Paris

Il y a quelques semaines, nous vous avions demandé votre avis quant aux mesures que vous souhaiteriez voir mises en place au moment de la réouverture de Disneyland Paris pour éviter la propagation de la COVID-19. Nous vous remercions pour votre participation. Voici une analyse de vos réponses. Bien entendu, il ne s’agit aucunement de directives, de mesures ou de conditions officielles, mais uniquement de l’avis de nos membres.

Accès à l’enceinte de Disneyland Paris

Nous vous avons posé la question d’une éventuelle limitation de la fréquentation des parcs. La majorité des participants (87 %) pensent que la fréquentation devrait être limitée, parmi lesquels 61 % privilégieraient une capacité réduite à 50 %. Mais sur quelle base ? Nous avions émis la possibilité d’une réouverture aux Pass Annuels, ce qui n’est pas envisageable pour 76 % des sondés. En effet, un Pass Annuel n’apporte pas de protection supplémentaire face à la maladie, on doute donc qu’il puisse octroyer un avantage supplémentaire dans cette situation. D’autres pistes peuvent être envisagées par le groupe Disney, comme des billets datés, une ouverture aux résidents des hôtels (dans l’hypothèse d’une réouverture des hôtels), une répartition obligatoire des guests sur les 2 parcs, ou des demi-journées. Quoi qu’il en soit, il est important de prendre en compte la limitation de 100 km actuellement imposée par le gouvernement, ce qui limite naturellement le nombre de visiteurs potentiels.

 

Foule à l'entrée du parc

Avant même de pouvoir accéder aux parcs, il est une étape incontournable : le passage par les portiques de sécurité. Toute personne ayant attendu son tour dans les longues files d’attente de ces portiques de sécurité pourra attester que cette pratique ne peut rester en l’état.

Selon notre sondage, 95 % des participants estiment que le parc ne peut se passer de contrôle de sécurité, ce qui laisse penser que la sécurité à l’intérieur des parcs reste une priorité. Mais quelles mesures appliquer ? Pour 64 % des participants, une combinaison entre distanciation sociale et désinfection serait à privilégier. La mesure de distanciation est certainement la mesure la plus simple à appliquer, puisque les installations supplémentaires qui avaient été installées juste avant la fermeture du parc pour éviter les regroupements sont toujours en place à ce jour.

Grilles de Disneyland paris
Tentes de sécurité supplémentaires

En termes de désinfection, on peut imaginer la présence de distributeurs de gel hydroalcoolique à l’entrée du tapis, et d’un spray désinfectant sur les sacs avant de les poser sur le tapis.

Reste la question de la prise de température. 73 % des participants indiquent être pour une prise de température avant même d’entrer dans l’enceinte des parcs, tant pour les visiteurs que pour les cast members. Mais cette mesure reste tout de même problématique, car si la fièvre fait partie des premiers symptômes de la maladie, elle n’apparaît généralement que 5 jours après la contamination. Il en va de même pour les porteurs de la maladie, mais ne présentant aucun symptôme. Dans ces conditions, comment s’assurer que les porteurs passant le test de la température ne contamineront pas d’autres visiteurs ?

Circulation et activités

Les masques sont une solution pour pallier le problème des porteurs asymptomatiques. Ils sont le meilleur moyen d’éviter la transmission de la maladie par les postillons. Même si une personne est porteuse du coronavirus mais ne présente pas de fièvre, le masque limitera le risque de transmission. Pour 81 % des participants, les visiteurs, mais également les cast members, devraient obligatoirement porter un masque dans le parc. Mais comment s’assurer que les enfants porteront leur masque en continu, d’autant plus lorsqu’il s’agit d’enfants (ou même d’adultes) atteints d’un trouble autistique ?

Il est intéressant de noter la différence entre les participants du sondage anglais et du sondage français. Côté français, 82 % ont voté pour le port du masque pour tous, alors qu’ils ne sont que 50 % côté anglais, et si seul 12 % des francophones estiment que le port du masque ne devrait pas être rendu obligatoire, 41 % ont choisi cette réponse chez les anglophones. Cela repose certainement en grande partie sur la communication des gouvernements. Alors que le gouvernement français déconfine le pays en tentant d’imposer le port du masque en public, le gouvernement anglais a surtout pointé l’importance des masques pour le personnel soignant. Cette mesure peut donc sembler incohérente pour les visiteurs anglais.

Visiteuse de Disneyland Shanghai avec un masque

Nous avions abordé la question des rencontres avec les personnages, et les princesses. Et si 24 % des participants préfèrent que toutes les rencontres avec les personnages soient interdites, deux propositions ont retenu l’attention des répondants :

  • rencontrer uniquement les personnages entièrement couverts (costume complet comme Mickey ou Donald) (36,4 %)
  • avoir la possibilité de rencontrer tous les personnages sans distinction, mais en portant un masque et en interdisant tout contact physique (visage découvert comme Alice ou le Chapelier) (31,5 %)

Les participants anglais préfèrent très largement ne rencontrer que des personnages intégralement couverts (51 %), plutôt que de rencontrer des personnages en portant un masque et en n’ayant pas le droit de les toucher (19 %). L’explication peut une nouvelle fois porter sur les positions gouvernementales ou sur le souhait de ne pas garder de souvenirs photos sur lesquels le visiteur porte un masque. En revanche, cette distinction est plus subtile en France, les deux réponses ayant obtenu chacune 34 % des voix.

La tendance s’inverse sur la question des rencontres avec les princesses. Deux réponses sont une nouvelle fois sorties du lot, tant côté français que côté anglais :

  • Supprimer les rencontres avec les princesses (46,8 %)
  • Uniquement autoriser les rencontres au Pavillon des Princesses, avec vérification de la température à l’entrée (27 %)
Raiponce au Pavillon des Princesses

À noter tout de même que la possibilité de rencontrer les princesses avec obligation de porter un masque compte 21,4 % des voix. Une nouvelle fois, c’est côté anglais que la nuance est plus prononcée, puisque seuls 10 % des votants souhaiteraient l’application de cette mesure, contre 23 % côté français.

Qu’en est-il des boutiques, hauts lieux de contacts directs entre les personnes et de contacts indirects par objets interposés ?

La majorité des participants (61,4 %) souhaiteraient que les clients puissent gérer l’ensemble du processus d’achat dans les boutiques, sous la supervision d’un cast member. Pour ce faire, le client devrait donc scanner ses articles, les emballer s’il s’agit d’objets fragiles, les disposer dans les sacs, scanner le pass annuel le cas échéant, payer sans contact et récupérer son ticket. Cette méthode entièrement autonome reste la plus sûre.

Attractions et files d’attente

Abordons la question des attractions. Tout d’abord, la capacité d’accueil des attractions. Côté français, c’est la possibilité de ne laisser entrer que le nombre de passagers pour remplir un véhicule qui arrive en tête (52,7 %), puis l’utilisation du système de fast pass (19,6 %). Côté anglais en revanche, c’est l’inverse, le système de fast pass comptant 36 % des voix, contre 34,7 % pour le nombre de passagers pour remplir un véhicule. Si le système de fast pass reste une solution permettant de contrôler le nombre de personnes entrant dans la file d’attente et de respecter la distanciation sociale, il faudrait alors imposer un respect strict des horaires, et n’autoriser aucun retard, ce qui peut poser problème si les guest sont coincés dans une attraction, ou que l’attraction tombe en panne. Quant au fait de ne laisser entrer que le nombre de passagers pour un embarquement à la fois, le problème reste la file qui peut se former à l’entrée de l’attraction. On peut alors imaginer différents points de contrôle tout le long de la file d’attente, les cast members ne laissant passer un groupe que lorsque le groupe suivant avance.

File d'attente de Star Tours

Ce qui nous amène à la question de la distance sociale dans les files d’attente des attractions. Si 92,8 % des participants sont pour le respect d’une distance sociale, il y a une nouvelle fois une distinction entre les réponses au sondage anglais et au sondage français. Côté français, 47,3 % des gens pensent qu’il faudrait instaurer une distance de 1 mètre dans les files d’attente, voire de 1,5 mètre pour 30,8 %. Côté anglais, 51,8 % des sondés opteraient pour une distance de 2 mètres. Une nouvelle fois, cette distinction peut être liée aux recommandations gouvernementales, car si en France, le gouvernement appelle à respecter une distance d’un mètre, cette distance est poussée à 2 mètres au Royaume-Uni. La difficulté que pose cette mesure porte surtout sur le tracé des files. Car si certaines files sont assez droites et espacées, d’autres comportent des allers et retours obligeant les personnes à se croiser à bien moins d’un mètre de distance. Se pose aussi la question des salles de transition (bibliothèque de la Tour de la Terreur, ascenseur de Phantom Manor…) dans lesquelles les guests devront être confinés, tout en restant à distance, ou les tourniquets que certaines personnes, et notamment les enfants, touchent à chaque passage.

 

Wagons d'Indiana Jones et le Temple du Péril

Passons à l’embarquement. Sans surprise, ce sont 52 % des participants qui souhaiteraient voir l’application du maximum de précautions, à savoir espacer les passagers en limitant le nombre de personnes à bord d’un même véhicule, et désinfecter le véhicule après chaque passage, puisqu’il n’est pas possible d’interdire aux passagers de se tenir aux barres de protection. On peut imaginer le remplissage d’un wagon tandis que l’autre est désinfecté et tourne à vide, en inversant entre chaque passage (avec un système de chiffres pairs et impairs), ou d’un bateau sur deux. Mais cela n’implique-t-il pas le port du masque ? Les passagers crient et donc postillonnent à bord des attractions. Seul le port du masque peut empêcher ces postillons de rester en suspension dans l’air et de se déposer sur le visage des passagers des rangées suivantes.

Restaurants

Passons enfin aux restaurants, qui vont demander des mesures très strictes en raison de l’impossibilité de porter un masque.

Planet Hollywood

Principaux points de vente, les kiosques et restaurants de type fast food. Une nouvelle fois, la grande majorité des répondants (63 %) opteraient pour le maximum de précautions, à savoir limiter le nombre de personnes faisant la queue devant le kiosque ou dans le restaurant, et imposer une distance dans la file et entre les tables.

Viennent ensuite les restaurants-buffets. Impossible de garder le système de service tel qu’il était, un même ustensile étant utilisé par des dizaines de personnes pour se servir. Il y a peu de temps, une expérience japonaise a montré la transmission d’un virus dans ce type de restaurant. Le virus est représenté par de la peinture fluorescente, appliquée sur les mains d’un seul participant. Le résultat de cette expérience est éloquent.

 

Expérience de contamination dans un restaurant buffet

Côté français, les participants sont partagés entre le fait de demander aux cast members de remplir leurs assiettes au buffet (38,1 %) ou de limiter le nombre de personnes pouvant accéder au buffet en même temps (35,7 %). Côté anglais en revanche, c’est la limite du nombre de personnes au buffet qui prime (41,9 %), puis le service à table par les cast members (31,6 %) et seulement ensuite demander aux cast members de remplir les assiettes au buffet (21,5 %).

Nous avons également posé la question de la distance entre les tables dans les restaurants. Tout comme la distance dans les files d’attente, les différentes recommandations des gouvernements ont un impact sur les réponses, car si les anglophones souhaitent en majorité une distance de 2 mètres (68,3 %), une distance de 1 mètre serait suffisante pour 52,7 % des francophones.

 

Une nouvelle fois, les mesures énoncées ici ne sont que des pistes et idées et ne sont en aucun cas un énoncé ou une affirmation des mesures qui seront appliquées par Disneyland Paris.

Pop'Line

Pop'Line

Toute petite déjà, serrant mon doudou Mickey contre moi, je me passionne pour l'univers Disney que je découvre avec mon père. C'est en octobre 2019 que l'occasion m'est donnée de vivre cette passion au quotidien en intégrant la famille ED92 en tant que rédactrice pour les divers médias sociaux du groupe.

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