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Le mercredi 7 février dernier, The Walt Disney Company France organisait au Grand Rex une avant-première exceptionnelle du dernier né des studios Marvel qui se prépare à fêter son dixième anniversaire en grande pompe avec le retour d’Ant-Man et des très attendus Avengers dans Infinity War après une brillante année 2017.

 

 

La sortie de Black Panther marque la toute première adaptation live du super-héros africain créé par Stan Lee et Jack Kirby, incarné par Chadwick Boseman et entouré d’un casting cinq étoiles : Lupita Nyong’o ( Star Wars 7), Danai Gurira ( The Walking Dead ), Angela Bassett ( Green Lantern) accompagnés de la percutante sœur du héros, Letitia Wright, et du très chic Martin Freeman en agent secret hilarant. Le camp du mal est quant à lui mené par un duo explosif composé du Wakandais Michael B. Jordan et du mercenaire et marchand d’armes Andy Serkis qui réserve son lot de surprises.

 

 

Ode à la culture africaine, Black Panther veille à habilement mêler traditions et modernité autour de la ressource principale du Wakanda, le Vibranium. Sous fond de pillage des ressources, combat politique et guerres intestines, le scénario de Black Panther balaye bon nombre de préoccupations politiques mais peine à surprendre. Résolument moderne, les thèmes développés font la part belle aux enjeux de l’identité et de la mondialisation dans un écrin original dont l’esthétique irréprochable n’a d’égal que la majestuosité du royaume Wakanda.

 

 

Les scènes sablées et flash-backs colorés contrastent avec l’univers sombre proposé par Coogler et agissent comme une bouffée de Vibranium frais. Ces visuels oniriques laissent tantôt place à des scènes d’action époustouflantes comme en témoigne le plan séquence décoiffant du Casino, tantôt aux ressorts high-tech bluffants qui feraient de Panthèreman et de sa sœur Shuri le nouveau duo 007 / Q. Notre mention spéciale est attribuée à la bande originale signée Ludwig Göransson, déjà remarqué lors de sa collaboration avec Ryan Coogler sur Creed, complétée par le lauréat de cinq Grammy Awards Kendrick Lamar qui donne à Black Panther une dimension urbaine unique, percutante et dont le single All The Stars cumule déjà 17 millions d’écoutes sur YouTube :

 

 

 

 

Véritable tournant dark dans le MCU, l’épopée de T’Challa convainc par sa gravité et sa densité, loin des ressorts pseudo-comiques inspirés par le successful Deadpool et dans lesquels Thor Ragnarok et Spiderman Homecoming se sont égarés. S’inscrivant dans un cycle dominé par le grand final Avengers dont plusieurs extraits sont déjà parus, Black Panther souffre logiquement d’un manque d’enjeu dans la mesure où il n’altère à aucun moment la suite des événements du MCU. Les plus avides d’entre nous ne rateront pas les scènes post-générique qui ont le mérite d’insuffler en quelques secondes le goût de l’impatience qui manque parfois au reste du film. Difficile néanmoins de rester de marbre face au charme et à l’incroyable audace de Black Panther qui réussit le tour de force de marquer le MCU de son empreinte et d’asséner un coup de griffe rafraîchissant à un univers trop souvent aseptisé et apolitique.

Lohan

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