Share This Post

ED92BLOG / Extra92 - Cinéma

Toy Story 4: on refait une partie?

Toy Story 4: on refait une partie?

 

4,11 et 9 : ainsi passent les années entre chaque retour de Toy Story. Il y a neuf ans, Andy semblait donc dire définitivement au revoir à ses amis jouets dans Toy Story 3… et au spectateur par la même occasion. C’était sans compter sur la philosophie globale de TWDC qui voit dans chaque franchise et saga, la plus “bankable” des opportunités. Le coffre à jouets est de nouveau ouvert et il a un air de déjà-vu.

En 1995, Pixar révolutionnait l’animation en proposant Toy Story, histoire fabuleuse créée par John Lasseter, lui-même au service d’Ed Catmull, boss de la Maison. Près de 25 ans plus tard, Pixar n’est plus le précurseur technique d’antan, Lasseter et Catmull ont quitté le navire en 2018 et Toy Story s’apprête pourtant à revenir sur les écrans pour la quatrième fois.

Jim Morris, successeur de Catmull, a pourtant déclaré il y a quelques mois que les suites n’étaient plus la priorité du studio, en contradiction totale avec les préceptes de la maison mère TWDC, calamine de l’esprit résolument rebelle de Pixar. Avant de laisser place à de nouvelles histoires originales, le nouveau Toy Story marque donc la fin d’une ère pour la saga mais aussi pour Pixar.

Dans cet opus aux inspirations horrifiques diverses, où Woody, Buzz et tout le coffre se retrouvent une nouvelle fois face à de faux méchants, à de faux gentils, au sentiment d’abandon et au déchirement. Toy Story 4 parvient néanmoins à séduire le spectateur grâce à sa brillante narration. Ce quasi reboot prouve qu’en utilisant le même moule mais en disant savamment humour et émotions, on se passe aisément d’idées scénaristiques nouvelles. Il suffit pour cela de sublimer la recette grâce une lumière bluffante, une réalisation léchée et l’introduction du personnage le plus attachant de la saga, le plus psychologisé des ustensiles : Forky.

Car si Pixar n’est plus le seul studio à proposer un tel niveau technique, il demeure le meilleur au moment de raconter l’amitié, de mettre en scène la déchirure d’une séparation, de colorer l’amour et personnifier l’inanimé. Toy Story 4 est à Toy Story 3 ce que EndGame est à Infinity War: une fin après la fin, une histoire qui raconte l’histoire, comme un conte qu’on aime réentendre quatre, onze ou neuf ans plus tard.

L’univers coloré de Toy Story et les personnages de la saga dont la Bergère sont à retrouver cet été aux Walt Disney Studios durant les PlayDays !

 

Share This Post

Poster un Commentaire

Veuillez Connexion pour commenter
  S’abonner  
Notifier de
Language