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[CRITIQUE] Le Monde De Dory

[CRITIQUE] Le Monde De Dory

 

 

 

 

Le film
Film d’animation de Andrew Stanton et Angus MacLane, avec les voix françaises de Céline Monsarrat, Franck Dubosc, Mathilde Seigner, Philippe Lellouche, kev Adams, Claire Chazal 

Durée : 1h35 – Sortie : 22 juin 2016
Synopsis : Dory, le poisson chirurgien bleu amnésique, retrouve ses amis Nemo et Marin. Tous trois se lancent à la recherche du passé de Dory. Pourra-t-elle retrouver ses souvenirs ? Qui sont ses parents ? Et où a-t-elle bien pu apprendre à parler la langue des baleines ?

 

 

 

Après Toy Story ou encore Monstres et Cie, c’est au tour du Monde de Némo d’avoir droit à sa suite.

Aux commandes les mêmes réalisateurs que ceux du Monde de Némo, Andrew Stanton et Angus MacLane,  

Pour commencer certains diront que l’on retrouve les mêmes ficelles que dans le premières opus : la scène de l’école, la séparation d’avec les parents, la quête de leur rejeton, son enlèvement par des hommes, ses tentatives d’évasion, ses rencontres avec des congénères compatissants. Mais non car si Némo avait touché le public dans Le Monde de Nemo, c’est bien Dory qui a ravi le cœur du public.

Elle est donc de retour avec son trouble de la mémoire immédiate, un karma des plus sympathiques, une bonne humeur à toute épreuve et ses idées farfelues qui avaient laissé un souvenir spécial dans le cœur des spectateurs. C’est donc tout naturellement elle qui se trouve au cœur de l’histoire du Monde de Dory

 

 

 

 

Un an après les aventures du Monde de Némo, on retrouve une Dory pour qui tout va bien . Elle vit une vie normale et joyeuse avec Marin et Némo avec qui elle a trouvé une famille.

Mais d’un coup, elle va se souvenir de certaines choses de son enfance dont sa famille, et d’un lieu le « Joyaux de Monteney en Californie ».

Une aubaine pour cette amnésique. Accompagnée de Némo et de Marin, elle part à la recherche de sa famille biologique en empruntant le courant Est-Australien.

Séparée de ses amis dans les tumultes du voyage, Dory va se retrouver en Californie à l’Institut de Biologie Marine grâce à de nombreux Flashback, rencontrer de veilles connaissances et se faire de nouveaux amis, avec un seul but retrouver sa famille.

 

Les personnages : 

 

Qui dit nouveau film, dit aussi nouvelle galerie de personnages. En plus du trio du premier film, les Studios Pixar ont créé quelques nouveaux personnages audacieux et aussi hilarants les uns que les autres.

Ceux-ci ne sont pas relégués à d’obscurs seconds roles mais des personnages approfondis avec chacun une personnalité atypique et rapidement attachants et terriblement droles pour certains. C’est l’une des forces du film

 

 

Mention spécial à Hank (Philippe Lellouche) qui est une pieuvre vivant à l’Institut de Biologie Marine. Ce « septopode » comme l’appelle Dory est un expert en évasion, doté de remarquables facultés de camouflage, c’est le personnages qui offre à la fois de l’humour, du sérieux, de belles scènes et qui souffre d’un manque de confiance en soi. Mais c’est lui qui aidera Dory a retrouver sa famille non sans être intéréssé….

Une réussite qui en fera un personnage secondaire culte des Studios Pixar.

 

 

 

Ainsi qu’un duo de loups de mer Fluke (Gilles Morvan) et Rudder (Guillaume Lebon), perchés sur leur petit rocher où il passent la majeure partie de leur temps à dormir chauffés par le soleil, et dont ils interdisent l’accès à Gérard, un de leurs semblables. Un gag à répétition efficace.

 

 

 

 

Sans oublier Becky, un oiseau aquatique complètement dingo. Mais qui se montrera plus maligne qu’on ne le croit et d’une aide précieuse pour les voyages aériens, le tout avec humour .

 

 

 

 

On retrouve bien-sur Nemo (Timothée Vom Dorp) et Marin (Franck Dubosc) qui ont repris une vie normale sur leurs récifs de coraux.

Némo n’hésitera pas un instant à suivre son ami Dory dans sa nouvelle aventure, quant à son père, il aura quelques hésitations, mais sachant très bien ce qu’on éprouve lorsqu’on perd un membre de sa famille, il ne mettra pas longtemps à suivre lui aussi Dory .

 

 

Destinée (Mathilde Seigner) est un requin-baleine vivant à l’Institut de Biologie Marine. Elle a un grand coeur mais ne nage pas très bien à cause de sa mauvaise vue.  C’est la meilleure amie d’enfance de Dory.

 

 

 

 

Passons à son voisin de bassin est Bailey (Kev Adams) est un béluga vivant à l’Institut de Biologie Marine pour qui tout devient vite un drame.

Bailey est persuadée d’avoir des problèmes avec son sonar qui est pourtant l’un des sonars les plus sophistiqués de tous les cétacés et que les chercheurs n’arrivent pas à la soigner, il oublie juste de préciser que les médecins vétérinaires de l’Institut n’ont trouvé aucun dysfonctionnement.

 

 

 

Une apparition de personnages bien connu du première opus Crush et Squizz sont sûrement les tortues les plus cools de tout l’océan. Elles sont toujours prêtes à donner un coup de nageoire pour aider un poisson en détresse. Sillonner l’océan depuis plus d’un siècle comporte certains avantages.

 

 

 

On retrouve bien-sur le professeur de Némo M. Raie (Emmanuel Jacomy) qui possède un grand savoir aquatique qu’elle n’hésite pas à partager. Amateur de musique, il prend très au sérieux l’éducation de ses élèves. Personne n’apprécie plus ses cours que Dory qui se montre toujours la plus enthousiaste et efficace de ses aides lors des sorties scolaires.

 

 

 

 

 

Et pour finir l’apparition des loutres de mer, mignonnes à croquer.

 

 

 

 Le doublage :

 

 

 

 

Il reste très réussi malgré la présence de Kev Adams qui n’arrive pas a convaincre et est un peu Hors sujet, pas d’inquiétude son personnage reste relativement secondaire et saura ravir ses jeunes fans.

Pour le reste du casting, il tient la route et le délice de la langue française se prête encore une fois au jeu de l’humour qui vous rendra hilares tant les surprises seront au rendez-vous.

 

 

 

 

 

La Bande Originale :

 

 

 

 

Thomas Newman est de retour à la composition comme pour le premier opus. La bande originale est soignée et dans la droite ligné de celle du Monde de Némo .

Il nous replonge dès le premières notes dans l’univers marin. Une bande original soignée, efficace, bien que plus discrète que le premier opus, celle-ci reste terriblement efficace, surtout pour les flash-back. Vous y retrouverez parfaitement les mélodies si connues qui s’inscrivent dans le même univers que le Monde de Némo.

 

 

 

 

 

 

Un film porteur de message :
Dans un film sur les océans les Studios Pixar ne pouvaient passer à côté du message écologique .
 
 
Le film joue sur la prise de conscience, tantôt subtile, tantôt lourde, on y retrouve la pollution des fonds marins, Institut de Biologie Marine est un message pour la sauvegarde des espèces .
Bref le message est bien là
 
Mais d’autres messages sont aussi présents comme le handicap et la confiance en soi, les troubles de la mémoire de Dory peuvent prêter à sourire dans le premier opus, mais dans ce deuxième opus il se transforme en un réel handicap.
Cette question épineuse est traitée dans le film de façon remarquable .
Tout comme le soutien sans failles à Dory et la relation que peut avoir la famille de Dory avec cet handicap.
Un véritable message d’espoir et d’ouverture ainsi que de tolérance.
 
Concernant la confiance en soi, tout le film va mettre en avant ce besoin d’assurance de Dory mais aussi de Marin. On compatit avec Dory, on veut l’aider à surmonter ses problèmes et le personnage évolue subtilement et juste ce qu’il faut sans tomber dans les clichés. Un véritable message à tous ceux qui souffrent d’un manque de confiance en soi et qui pourront peut-être retrouver le moral en voyant ce film.
 
 
 
 

Conclusion

 

C’est un plaisir de retrouver ces drôles de poissons pour de nouvelles aventures 13 ans après le premier film. Le Monde de Dory vous mettra le sourire aux lèvres avec une histoire qui saura vous toucher.
Avec ses personnages hauts en couleurs, drôle et atypiques, il devrait assurément plaire aux petits comme aux grands qui y retrouveront deux niveaux de lecture. Et pensez à rester également jusqu’à la fin du générique afin de profiter d’une scène qui fera plaisir aux nostalgiques du film Le Monde de Nemo.

 

 

 

 

 

 

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