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Eurêka! – Les launch magnétiques

Eurêka! – Les launch magnétiques

 

 

 

 

 

Bonjour à tous et bienvenu dans Eurêka, l’article qui ne recule pas devant la barbarie scientifique, et qui vous propose d’étaler allègrement vos connaissances auprès de vos amis fan dans les files d’attente. Si vous êtes (très) curieux, intéressés par le fonctionnement technique des attractions et que vous n’avez pas peur d’avoir mal de tête, cet endroit est fait pour vous. Nous ne commençons pas par le plus simple des sujets vous en conviendrez, mais qui ne s’est jamais demandé comment nos chers producteurs de Tour de Force records propulsaient des soundtrackers « pour la première fois » en boucle depuis 2002 ? Et bien grâce à la magie du magnétisme. It all started with a magnet.
 

 

[L’article suivant ne contient en aucun cas des informations internes à Disneyland Paris : les principes exposés s’appliquent à plusieurs attractions dans plusieurs parcs d’attractions du monde. Par ailleurs tout les documents présentés sont réalisés par mes soins ou parfaitement disponible sur internet.]

Pour commencer, je tiens tout de même à dire qu’il existe 2 types de launchs (propulsions) magnétiques : les LIM (Moteurs Linéaires à Induction) et LSM (Moteurs Linéaires Synchrones). Mais je ne suis pas la pour vous bassiner avec des choses qui ne figurent pas à Disneyland Paris, donc je ne parlerais (presque) que des LSM, système utilisé dans Rock’n’Roller Coaster, et seule véritable propulsion magnétique de notre resort.

 

 

MAIS … POURQUOI ?

Pour commencer par le commencement, un train de montagne russe à besoin de vitesse. Vous suivez jusque là ? La méthode la plus traditionnelle s’appelle un lift, une monté sur laquelle le train est tracté par une chaîne (Big Thunder Mountain, Crush’s Coaster, Indiana Jones et le Temple du Péril …), puis le train descend par la simple action de la gravité. Une autre solution consiste a propulser le train vers l’infini et l’au delà, à plus ou moins grande vitesse. Il existe pour cela plusieurs méthodes. Par exemple, ce cher Space Mountain utilise un câble, tiré par un moteur électrique. C’est plutôt simple, mais un câble, ça s’use voyez vous, et nous, on veut un système où l’on peut propulser un train sans entrer en contact avec autre chose que ses rails. Vous avez 2 heures.

 

 

QU’EST CE QUE C’EST QUOI LES LSM DIS DONC ?

Tout d’abord, vous vous devez de savoir qu’ils se trouvent sur la longue ligne droite de 88 mètres entre la gare et le bâtiment où se trouve le parcours (le Gravity). Vous y êtes ? Bien.

 

Le Linear Syncronous Motoralias LSM (ou Moteur Linéaire Synchrone) est le nom donné a la technologie sur laquelle se base cette catapulte. Voyons mot par mot. Moteur, ça avance. Linéaire, c’est en ligne droite. Synchrone … la suite après la pub. Cette technologie est constitué de 2 éléments clefs. Des aimants, tel que vous les connaissez, un pôles nord et un pôles sud qui s’attirent ou se repoussent. Le deuxième, des électroaimant, c’est à dire des bobines qui se comportent comme des aimants quand elles sont traversées par un courant électrique. Ces électroaimants sont disposés tout le long du rails sur cette catapulte, ce sont les petits boîtiers blancs que vous voyez au dessus. On peut également les appeler les stator, pour statique. C’est la partie du moteur qui ne bouge pas. Pour la position des aimants normaux, je dois introduire un éléments propre a notre attraction, et qui complique un peu les choses. Je vous présente mon ami le Pusher Car :

 

 

 

 

 

Le Pusher Car c’est un gros élément métallique situé en bas, sur les rails, et qui bouge le long de la catapulte. Si vous faites bien attention, vous pourrez le voir revenir du tunnel après la propulsion d’un train. A vrai dire, il n’a pas un boulot facile. Il passe sa vie a faire des allers retours dans un tunnel en portant des trains de plusieurs tonnes sur ses épaules. Et oui, parce que c’est lui qui contiens les aimants normaux dont je vous parlais. De gros gros aimants, symbolisé en noir sur le schéma précédent. Avec lui notre catapulte est complète : nous avons un rail plein de boites blanches, et un « projectile » a lancer. Mais le train dans tout ça ? Et bien il vient tout bonnement s’accrocher sur le Pusher Car au début de la zone de lancement, et il se décroche au bout, a pleine vitesse.

 

 

C’EST BIEN BEAU TOUT CA, MAIS COMMENT CA MARCHE ?

 

Ha ha ha, patience incrédule curieux que tu es, la réponse est en toi, il suffit d’écouter ton coeur ! Si seulement. Vous arrivez dans la zone technique, si vous souffrez déjà de problème d’yeux, tête ou de phobie des sciences, vous pouvez passer votre chemin et aller faire un tour de Carrousel. C’est l’heure de sortir mes magnifiques petit schémas.

 

 

 

 

 

Ne partez pas tout de suite, c’est plus simple qu’il n’y parait (je crois).0) Nous retrouvons nos éléments, de manière schématique. Les électroaimants (si si vous vous souvenez, les aimants magiques qui marchent quand vous envoyez du courant dedans) sur les rails, et les aimants normaux (ou permanents) sur le pusher, qui bouge. Pour ceux qui n’auraient pas très bien suivis a l’école, je rappel que deux aimants dont les pôles sont opposés d’attirent. Ainsi un « pôle nord » (en rouge) attire un pôle sud (en bleu). Notre train quitte la station avec ses passagers *Hold on your seats and get ready to rock* Le train s’arrête, et discrètement s’accroche au Pusher Car qui se trouve en dessous de lui (sans la moindre allusion). A ce moment la bien sûr, aucun électroaimant n’est alimenté. Pour faire simple : il ne se passe rien, rien ne bouge.

 

1) *Soundtracker prêt pour le lancement* *threee twoo ooooone* C’est le moment. On envoie du courant a travers les électroaimants (le sens du courant est indiqué par i en rouge) : ils deviennent des aimants. Mais on est pas bête, on les alimente dans le bon sens, pour que leurs pôles sois alternés (Nord Sud Nord Sud Nord Sud), et qu’ils soient opposés aux aimants du Pusher qui sont juste derrière. La magie commence a se produire : le pusher (et donc le train), est attiré vers l’avant, car les aimants sont en train de s’attirer entre eux !

 

2) La joie n’est que de courte durée, tout ne va pas se faire tout seul en restant les bras croisés. Quelques centimètres plus tard, plus rien ne fait avancer notre train : les aimants sont en face, plus rien ne les attire vers l’avant … Pas de panique, nous ne nous contenterons pas d’un launch à 1 km/h aujourd’hui, on doit atteindre les 90 tout de même. Alors quoi ? Et bien on fait passer le courant dans l’autre sens !

 

) Quand on change le sens du courant dans un électroaimant, son pôle change également. Un Nord devient alors Sud, et un Sud Nord. Vous commencez a comprendre ? Les aimants du pusher sont de nouveau attirés vers l’avant ! Il faudra recommencé cela de nombreuse fois pour arriver au bout de la catapulte la vitesse souhaitée. On change donc le sens du courant de plus en plus vite, de manière synchronisée avec le passage du pusher et de ses aimants. Synchronisé ? Le voila notre troisième terme de LSM.

 

 

 

 

 

SWEEEEEET EMOOOOTION !!!

 

Et bien mes testeurs en herbe, je suis fier de vous. Nous avons réussis à lancer 24 personnes dans un train de 6 tonnes vers leur périple bruyant impliquant des inversions à 360° et blah blah blah. Du moins si vous avez lu jusqu’au bout, sinon je vous rappel qu’il reste toujours le Carrousel. En tout cas sachez que vous venez d’entrevoir une partie d’un énorme de tas de technologies que constituent nos attractions préférées. J’espère vous avoir appris des choses, n’hésitez pas a laisser un commentaire pour me dire si ça vous a plu, si vous en voulez d’autre, et sur quel sujet. C’est aussi l’endroit parfait pour poser vos question un peu techniques en général.

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