Falcon et le soldat de l’hiver

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Produite par Marvel, cette mini-série de 6 épisodes est diffusée à partir du 19 mars 2021 sur Disney +.
Après WandaVision, c’est la 2e série sur l’univers cinématographique Marvel.

Synopsis

L’intrigue prend place quelques mois après le Blip (ou Éclipse), événement durant lequel tout l’univers fut détruit par Thanos.
On retrouve le personnage de Sam Wilson endeuillé par la mort de Captain America. Il fait équipe avec Bucky Barnes pour affronter les Flag-Smashers, un groupe de terroristes aux capacités hors-normes, souhaitant faire revenir le monde à l’état de pendant l’Éclipse.
Ils font également face à John Walker, un ancien militaire, choisi par le gouvernement pour incarner le visage du nouveau Captain America.

Bucky et le Faucon
Les rapports entre les deux personnages sont bien souvent tendus
John Walker
John Walker, le nouveau captain america

Intrigue = 7/10

Tout au long de la saison, le mystère est bien présent. Le téléspectateur est vissé sur son canapé et maintenu en haleine grâce à des mécaniques convaincantes et un rythme soutenu.
Les scènes d’action spectaculaires s’enchaînent, peut-être un peu trop d’ailleurs, si bien qu’il est parfois difficile de suivre le fil rouge. En effet, s’il y a un petit bémol ce serait celui-ci : les différentes intrigues imbriquées les unes dans les autres ne sont pas traitées de manière équitable et le risque est de perdre de vue l’essentiel.

Personnages = 8/10

James Barnes (alias Bucky)

James Barnes (alias Bucky)
Bucky pendant sa thérapie

Bucky est un super-héros évoluant dans l’univers Marvel. Connu tout d’abord pour être l’acolyte de Captain America, il est laissé pour mort après l’explosion d’un drone expérimental.
Secouru par un sous-marin soviétique, il glisse du côté malfaisant. Il devient assassin pour le KGB, employé du Super Vilain Gremlin pendant un temps et enfin au service de Luskin.
C’est pendant cette période qu’il commet de nombreux méfaits et de nombreux meurtres jusqu’à ce qu’il réchappe une fois de plus de la mort grâce à Nick Fury qui le sauve in-extremis.

C’est hanté par ce passé que le personnage nous apparaît ici. Il suit une thérapie et c’est d’ailleurs ce qui engendre de nombreux passages cocasses.

Cynique et froid au premier abord, la série exploite pour autant toute la fibre sensible du personnage qui dissimule une conscience torturée. Ce qui le rend attachant et humain.

Samuel Wilson (alias le Faucon)

Samuel Wilson lors de la remise du bouclier

Célèbre pour être le premier super-héros noir-américain, Samuel Wilson est à l’origine un jeune bandit issu du ghetto de New York. Recruté par la Panthère noire et équipé d’ailes spéciales lui permettant de voler, il voit la plupart de ses pouvoir évoluer. Si bien qu’il développe la capacité de communiquer avec les oiseaux.

Entraîné par Captain America, le Faucon reste pendant très longtemps son associé et tous deux nouent une amitié solide. À la mort de Steve Rogers, Sam Wilson hérite de son bouclier qu’il préfère finalement confier au gouvernement dès le 1er épisode de la série. Il refuse alors par là-même de succéder à son ami en tant que nouveau Captain America.

La série nous le présente et ce, dès les premières images en tant qu’homme simple, repassant sa propre chemise dans son petit appartement. Mais aussi en tant que héros, capable de prouesses vertigineuses lors des scènes qui suivent immédiatement, soulignant l’ambivalence du personnage.

Nous entrons également dans sa sphère intime en découvrant les rapports qu’il entretient avec sa soeur, alors en difficulté financière. Cette dernière souhaite alors se séparer du bateau de pêche de leurs parents car l’activité peine à être rentable.

Esthétique : 5/10

Malgré quelques jolis plans, la réalisation apparaît maladroite avec des gros plans disgracieux, notamment pendant les scènes de thérapie entre Bucky et sa psy. L’accent porte sur les visages des personnages afin d’accentuer sur les émotions mais le rendu n’est pas heureux.

Les scènes d’action, quoique exaltantes révèlent parfois des effets spéciaux un peu médiocres, ce qui laisse songeur quant au budget apriori conséquent (150 millions de dollars pour 6 épisodes).

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Mandripoor

Conclusion

On aimeOn n’aime pas
– L’intrigue et le suspens des épisodes.– La succession d’intrigues pèle-mêle qui peuvent désorienter le téléspectateur.
– Le traitement des personnages.– Le manque d’authenticité parfois.
– La cohérence et les références à l’univers Marvel.– La réalisation maladroite.

Marie
Passionnée par l’écriture et l’univers des contes au point d’en faire mon sujet de mémoire, la magie de Disney a effleuré mon berceau pour ne plus jamais me quitter. De la féerie des princesses à la plus rocambolesque des aventures, c’est de cette pincée de rêverie que s’est imprégnée ma plume. Aujourd’hui, entourée d’une équipe de Disneyens chevronnés, je suis heureuse et honorée de prolonger la magie au quotidien.