Disneyland Paris 30 : un ANNI-PAS-SI-VERSAIRE

Disneyland Paris lançait les festivitĂ©s pour ses 30 ans. Autant vous le divulgĂącher directement, si vous cherchez ici une parfaite excuse pour investir dans un sĂ©jour Ă  Disneyland Paris en urgence, passez votre chemin. Bien qu’elle ne soit pas dĂ©nuĂ©e de trĂšs bons points, cette cĂ©lĂ©bration d’anniversaire n’en reste pas moins l’une des moins ambitieuses de la maintenant longue histoire de la destination.

Du Passé : Une rapide mise en perspective

On ne reviendra pas sur l’ouverture de la destination en 1992, ni de la petite cĂ©lĂ©bration du premier anniversaire qui a vu le chĂąteau entiĂšrement transformĂ© en gĂąteau gĂ©ant pendant quelques jours.

1997, les 5 ans, aussi connus comme l’AnnĂ©e de Toutes les FĂȘtes. ChĂąteau entiĂšrement habillĂ©, cloches gĂ©antes sur Central Plaza, banniĂšres et fanions bigarrĂ©s de partout. Ce premier anniversaire majeur n’avait pas Ă©tĂ© cĂ©lĂ©brĂ© Ă  moitiĂ©. On se souviendra encore longtemps du Carnaval des Fous et ses centaines de performers, ou du spectacle Disney – The Music and the Magic de VidĂ©opolis.

2002, les 10 ans, circulez, il n’y a rien Ă  voir. En effet cette annĂ©e lĂ , tous les regards sont concentrĂ©s sur le quart de deuxiĂšme parc alors surnommĂ© « Le Park-ing ».

2007, les 15 ans, une cĂ©lĂ©bration gravĂ©e Ă  jamais dans les mĂ©moires de ceux qui ont pu y assister. Si je vous dis Just Like We Dreamed It et Bougillumination, vous devriez dĂ©jĂ  avoir comme moi des papillons dans le cƓur. Sinon, YouTube est votre ami.

2012, les 20 ans, une cĂ©lĂ©bration nettement plus modeste, mais on ne peut pas oublier l’iconique Magic Everywhere et le spectacle qui aura marquĂ© toute une gĂ©nĂ©ration : Disney Dreams.

2017, enfin, les 25 ans. Parc presque intĂ©gralement rĂ©novĂ©, nouvelle Parade, nouveaux spectacles et attractions en pagaille. C’est LA cĂ©lĂ©bration de rĂ©fĂ©rence dont la simple Ă©vocation vous donne sans doute la « chair de poulet ».

Au bout du compte, force est de constater que les chiffres ronds n’ont jamais vraiment rimĂ©s avec grandiose pour Disneyland Paris. Les annĂ©es en 5 sont plus inspirĂ©es et ce ne sont pas les 30 ans qui vont dĂ©roger Ă  la rĂšgle.

De l’esthĂ©tique : Un anniversaire ou un mariage ?

Pourquoi ce parallĂšle ? Parce que niveau dĂ©corations, Disneyland Paris semble avoir suivi les mĂȘmes rĂšgles.

Quelque chose de bleu. L’influence de l’esthĂ©tique des 25 ans se retrouve partout tant dans leur forme que leur exĂ©cution on retrouve les mĂȘmes Ă©lĂ©ments. Telle la dĂ©coration de Main Street Station, du Gazebo ou des mĂ©daillons/fribees immobiles sur les lampadaires. MĂȘme le logo 30 en forme de tĂȘte de Mickey argentĂ©e fait penser Ă  la traĂźnĂ©e de PoussiĂšre de FĂ©es argentĂ©e aussi du logo 25.

Il y a pourtant de belles idĂ©es, comme l’utilisation ingĂ©nieuse d’Ă©clairages LED camouflĂ©s dans les fausses draperies du Gazebo et l’ensemble de la façade de la Gare. Mais ça laisse un goĂ»t d’inachevĂ© tant, c’est inĂ©gal avec le vide sur le reste de Main Street, d’autant quand la façade de la gare ne rĂ©vĂšle sa beautĂ© que le soir venu, donc dans le dos des visiteurs quittant le Parc.

Quelque chose d’empruntĂ©. Le mot du jour est Ear-idescent et on le retrouve dĂ©jĂ  depuis le 1er octobre 2021 au cƓur des 50 ans de Walt Disney World. Que dire de plus, mis Ă  part que ça sent quand mĂȘme un peu le manque d’originalitĂ©, pour ne pas dire de la fainĂ©antise de la part des Ă©quipes crĂ©atives, surtout pour un rĂ©sultat nettement moins convainquant qu’en Floride comme le cĂŽtĂ© dorĂ© a cĂ©dĂ© sa place Ă  de moins chaleureux reflets mĂ©talliques.

Disneyland Paris aurait sans doute gagnĂ© Ă  s’inventer sa propre terminologie pour dĂ©crire son concept global Ă  base de dĂ©gradĂ©s de couleurs cyan-mauve-magenta auxquels ont d’ailleurs dĂ©jĂ  Ă©tĂ© habituĂ©s, depuis fin 2020, les fidĂšles lecteurs de ED92.

Quelque chose d’ancien. On parlera donc des fameux Jardins FĂ©eriques, qui ont clairement pris la plus grosse part du budget. En effet, on peut affirmer sans crainte que la Spring Fever (2015) s’est emparĂ©e de ces 30 ans pour en faire un vrai Festival des Fleurs (1997). Mais un tel parti-pris au dĂ©but du mois de mars ne peut Ă©videmment pas donner un rĂ©sultat enchanteur. Il nous faudra attendre l’arrivĂ©e des beaux jours pour juger, et ce ne sont pas les cages apparentes pour plantes grimpantes encore trop jeunes ou les discrĂštes fougĂšres luminescentes cantonnĂ©es au seul bloc Galaxie qui diront le contraire.

Pour ce qui est des mobiles… C’est une affaire de goĂ»ts. Personnellement je n’ai pas Ă©tĂ© convaincu tant les rĂ©sultats finaux sont disparates et manque tout de mĂȘme de lĂ©gĂšretĂ©. On devine la trĂšs bonne idĂ©e sur le papier qui a eut beaucoup de mal Ă  se concrĂ©tiser, d’autant qu’il ne s’agit au final que de simples sculptures plus ou moins abstraites qui tournent de façon motorisĂ©es sur un seul axe. Elles auraient grandement gagnĂ© Ă  ĂȘtre de vĂ©ritables moulins Ă  vents en diffĂ©rentes parties pour atteindre l’apport en Ă©nergie cinĂ©tique espĂ©rĂ©.


Au bout du compte, difficile de juger objectivement cet aspect de la cĂ©lĂ©bration, d’autant quand on a physiquement connu les 30 derniĂšres annĂ©es de cĂ©lĂ©brations et saisons diverses. Si j’avais un regard neuf, je dirai qu’on serait sans doute sur un Bien, car il y a de l’idĂ©e et une recherche d’originalitĂ© avec une plutĂŽt bonne utilisation des technologies LED.

Mais ce n’est pas mon cas et je me dois de juger l’ensemble, ce qui implique de compter aussi sur le minimalisme absolu des dĂ©corations pour le reste de la destination Ă  base de quelques rares banniĂšres ou stickers particuliĂšrement discrets.

On regrettera que quelques idĂ©es simples auraient permis de donner nettement plus de relief comme reprendre le concept des draperies LED de la Gare et du Gazebo sous forme de guirlandes tout au long de Main Street, Ă©clairer les façades de la rue dans les mĂȘmes jeux de couleurs et de plus simples draperies irisĂ©es sur les lampadaires et balcons pour sublimer l’esprit festif tout au long des sĂ©quences d’entrĂ©e/sortie du Parc.

Pour l’esthĂ©tique : 2/5

En pratique : 30 Ans, rassemblement !

Vous connaissez dĂ©jĂ  Disneyland Paris et voulez consacrer votre visite exclusivement aux Ă©lĂ©ments de cette cĂ©lĂ©bration ? C’est votre chance, vous n’aurez pas besoin de prĂ©voir de longues marches car cette fois, le choix a Ă©tĂ© fait de rassembler les offres et de principalement les concentrer sur Main Street et Central Plaza. Une dĂ©cision avec son lot d’avantages et d’inconvĂ©nients.

CĂŽtĂ© Animation tout d’abord, on devra se contenter de 2 propositions.

Tout d’abord une belle animation en journĂ©e, RĂȘvons… et le monde s’illumine ! sur Central Plaza avec 4 reprĂ©sentations quotidiennes qui s’enchaĂźnent. Vous pourrez donc assez facilement y assister, le spectacle Ă©tant enfin vĂ©ritablement conçu pour pouvoir ĂȘtre apprĂ©ciĂ© de partout. MĂȘme si nombre de zones sont rĂ©servĂ©es pour le passages des danseurs et personnages, chaque emplacement vous permettra de pleinement en profiter.

Concernant ensuite l’animation nocturne bicĂ©phale D-Light / AfterGlow, avant et aprĂšs le maintenant classique Disney Illuminations, en dehors des dĂ©sagrĂ©ables temps morts pour passer d’une sĂ©quence Ă  la suivante, vous n’aurez pas de difficultĂ© Ă  en profiter pour peu que vous soyez dĂ©jĂ  rodĂ©s au concept des fĂ©eries nocturnes sur le ChĂąteau.

CĂŽtĂ© Merchandise, c’est facile, il n’y a, et n’aura jusqu’Ă  nouvel ordre, qu’une seule adresse, celle de New Century Notions Flora’s Unique Boutique, ou plus simplement Flora pour les intimes.

L’Ă©norme avantage est que cela permet une trĂšs bonne gestion des stocks. Pas besoin de craindre des ruptures au bout de quelques jours, les collections devraient pouvoir tenir dans la durĂ©e et tout au long des journĂ©es, mĂȘme si il semble que celles-ci tourneront de mois en mois, au rythme de leur arrivĂ©e de Chine. L’autre atout est que cela permet aux Ă©quipes de mieux contrĂŽler les abus, chaque article Ă©tant limitĂ© Ă  5 exemplaires par transaction. Évidemment, il existe des failles, mais globalement il y en aura pour tout le monde.

A l’inverse, l’inconvĂ©nient est la crĂ©ation de 2 files d’attente devant la boutique, une classique et une pour les AccĂšs Prioritaires. Des files qui peuvent atteindre des niveaux records (mais quand mĂȘme pas au niveau des 6 heures du point rencontre avec Anna et Elsa de NoĂ«l 2014). Ainsi le jour du lancement, la file classique pointait Ă  2H30 tout au long de la journĂ©e. La patience est donc la clĂ©, mais profitez que l’attention est tournĂ©e vers le spectacle de Central Plaza, la Parade ou Illuminations pour un accĂšs plus rapide.

CĂŽtĂ© Restauration, lĂ  vous allez avoir l’occasion de marcher un peu plus, de nombreux points Ă  travers le parc proposent au moins une offre plus ou moins spĂ©cifique aux 30 ans. Mais Main Street et Central Plaza restent quand mĂȘme les zones Ă  privilĂ©gier pour la majoritĂ© d’entre elles.

Difficile de tout goĂ»ter en un jour, nous y reviendrons trĂšs prochainement en dĂ©tails, mais il est tout de mĂȘme bon de savoir que nombre d’entre elles n’Ă©taient pas encore disponibles au 6 Mars et qu’elles arriveront progressivement jusqu’au 12 Avril avec la trĂšs attendue rĂ©ouverture du Walt’s – An American Restaurant.

Au final, on se retrouve donc avec une proposition globale assez limitĂ©e et trĂšs inĂ©gale avec son lot d’avantages et d’inconvĂ©nients, mais dont la quantitĂ© restreinte aura le mĂ©rite de vous permettre d’en profiter dans son intĂ©gralitĂ© en une seule journĂ©e.

MĂȘme si on sent le passage Ă©vident du Covid19, on aurait apprĂ©ciĂ© avoir des petits plus de derniĂšre minute comme celui-ci semble enfin prĂȘt Ă  nous laisser respirer un peu histoire de ne pas nous laisser sur un arriĂšre-goĂ»t de trop peu dans le cadre d’un sĂ©jour.

Évidemment l’arrivĂ©e d’Avengers Campus Ă  un moment donnĂ© durant l’Ă©tĂ© sera un ajout non nĂ©gligeable. Mais en l’Ă©tat on aurait apprĂ©ciĂ© voir par exemple Castle Stage habillĂ© pour devenir un SelfieSpot/MagicShot dans un joli paysage aux couleurs de la fĂȘte avec un gros logo 30 et ce mĂȘme sans personnage, le ChĂąteau (sans dĂ©coration, mais au moins rĂ©novĂ©) se suffisant Ă  lui-mĂȘme.

Pour la pratique : 2,5/5

Des spĂ©cificitĂ©s : Le Bon, le BĂȘte et le Truand

Comme vous l’avez sans doute dĂ©jĂ  compris, on est sur une proposition limitĂ©e. Pas de points Rencontres thĂ©matiques avec votre Personnage prĂ©fĂ©rĂ© en tenue Ear-idescente ou de dĂ©cor exclusif, ni de modification sur la Disney Stars on Parade. Pourtant on aurait apprĂ©ciĂ© y voir ajoutĂ© des mĂ©daillons 30, entendre Crush souhaiter Ă  nouveau son « Joyeux Anniversaire Disneyland Paris » ou avoir un show-stop sur le thĂšme musical de la cĂ©lĂ©bration.

Fort heureusement, le spectacle en journĂ©e est lui d’un trĂšs trĂšs haut niveau, le catapultant au panthĂ©on des meilleures productions de l’histoire du Parc. Fier de tout le savoir-faire acquis depuis Swing into Spring, et inspirĂ© des Street Parties qui ont fait les beaux jours des Parcs amĂ©ricains et japonais, les Ă©quipes de Disneyland Paris nous livrent ici une bouffĂ©e de fraĂźcheur avec un spectacle simple et efficace loin des dĂ©lires pseudo-artistiques des annĂ©es prĂ©cĂ©dentes.

On adhĂ©rera ou pas au style minimaliste des chars, relĂ©guĂ©s au rĂŽle assumĂ© de plateformes colorĂ©es mobiles, mais on ne peut nier l’Ă©nergie colossale dĂ©ployĂ©e par les personnages et danseurs qui mettent littĂ©ralement le feu Ă  Central Plaza sur une bande-son qui s’Ă©loigne enfin du cĂŽtĂ© Magique pour privilĂ©gier le cĂŽtĂ© Festif. Vous ne pourrez pas vous empĂȘcher de chanter et de gigoter sur place Ă  un moment ou un autre de ce medley musical pulsĂ©, vĂ©ritable pot-pourri de l’histoire des productions de Disneyland Paris dans ces hommages plus ou moins subtils. Allez, je vous en donne un, prĂȘtez l’oreille et vous vous retrouverez Ă  chantonner « Just Like we Dreamed It », cĂ©lĂšbre thĂšme des 15 ans, sans comprendre clairement pourquoi.

Au niveau de la mise en scĂšne, le ton reste le mĂȘme, pas le moindre temps mort, ça bouge partout, tout le temps, du dĂ©but Ă  la fin, que ce soit sur les chars, au sol ou sur les scĂšnes. OĂč que vous soyez placĂ©, vous en aurez forcĂ©ment plein les yeux et j’en Ă©prouve un profond respect admiratif pour les Ă©quipes qui doivent ĂȘtre vraiment lessivĂ©es Ă  la fin de leur journĂ©e.

Vous l’aurez compris c’est LA bonne surprise de cette cĂ©lĂ©bration et l’Ă©vĂ©nement Ă  ne pas manquer. AprĂšs 8 reprĂ©sentations en 3 jours, j’en demande encore.

Par contre, le constat n’est malheureusement pas aussi tranchĂ© pour l’autre production de cette cĂ©lĂ©bration. Si on s’en rĂ©fĂšre strictement au programme, D-Light a lieu avant Illuminations et c’est bien lĂ  son plus grand dĂ©faut. On a lĂ  l’introduction d’un tout nouveau spectacle, avec une belle audio et un mapping parfaitement maĂźtrisĂ©. Mais c’est tout.

En effet, l’arrivĂ©e des 200 drones en toute fin, proposant un logo 30 fixe gĂ©ant, s’avĂšre ĂȘtre le final d’une sĂ©quence de mĂȘme pas 5 minutes qui nous laisse dans l’incomprĂ©hension la plus totale quand le chĂąteau retrouve son aspect neutre et que l’audio classique revient en nous annonçant le dĂ©but d’Illuminations 5 minutes plus tard. Un spectacle qui en comparaison s’en retrouve bien fade et mĂȘme un brin vieillot 5 ans plus tard en nous prĂ©sentant des films « rĂ©cents » depuis longtemps arrivĂ©s sur Disney+ ou ayant depuis connus des suites.

Mais ne partez pas trop vite alors que le Parc semble annoncer sa fermeture, car la vĂ©ritable petite surprise va arriver encore 5 minutes plus tard avec After Glow. Le faux-jumeau surprise (car non annoncĂ© dans le programme ou la communication) de D-Light est la sĂ©quence de clĂŽture de la nouvelle fĂ©erie nocturne que nous n’avons pas eut. Cette fois les drones vont enfin dĂ©ployer tout leur intĂ©rĂȘt, passant de ciel Ă©toilĂ© Ă  un logo 30 vivant et animĂ© pendant que mapping, fontaines et jeux de lumiĂšre sur l’ensemble de Central Plaza, dont les LED dans les arbres et les Ă©clairages des Jardins FĂ©eriques, illuminent la nuit pour terminer la FĂȘte en beautĂ© dans un tourbillon de lumiĂšres nettement plus convenable.

Mais quel dommage de devoir au bout du compte devoir supporter papy Illuminations pour en profiter, surtout dans le froid encore glacial des nuits du mois de mars pour avoir la véritable proposition.

Passons maintenant aux Produits Dérivés. On ne reviendra pas sur le choix de tout concentrer en une seule boutique, en dehors évidemment des offres Arribas et Pandora.

L’esthĂ©tique est affaire de goĂ»ts, mais force est de constater que les Ă©quipes ont essayĂ© de proposer une offre aux designs variĂ©s qui pourront plaire au plus grand nombre, mĂȘme si pas forcĂ©ment Ă  toutes les bourses, une grosse augmentation tarifaire s’Ă©tant glissĂ©e parmi les invitĂ©s de l’Ă©vĂ©nement.

L’arrivĂ©e de produits excessivement attendus comme le nouveau distributeur de savon Mickey ou le trio classique Spirit Jersey – Ears – Sac Loungefly sont Ă©videmment parmi les best-sellers de la saison.

J’ai dit Sac Loungefly ? Excusez-moi… A l’instar de nombre d’Ă©lĂ©ments, ceux-ci sont encore absents Ă  l’heure oĂč j’Ă©cris ces lignes. De nombreux soucis d’approvisionnement ayant imposĂ©s un illusoire rythme Ă©volutif au grĂšs des semaines, mĂȘme si beaucoup d’articles sont promis pour le 12 avril au plus tard. Peut-ĂȘtre auront-ils faits leur apparition au moment oĂč vous lirez ces lignes, Walt seul le sait. Et encore…

CĂŽtĂ© Restauration, mĂȘme constat, de nombreux absents sont Ă©galement Ă  signaler, mais il y a tout de mĂȘme dĂ©jĂ  de quoi faire. Pour en avoir personnellement testĂ© quelques offres, le rĂ©sultat reste gustativement mitigĂ© et trĂšs inĂ©gal d’un produit Ă  l’autre. Ainsi le Menu 30 du restaurant HypĂ©rion propose un burger aussi peu esthĂ©tique que goĂ»tu tant il semble fade par rapport Ă  celui de BB-8, par contre le gĂąteau en forme de tĂȘte de Mickey, Ă  base de gĂ©noise et de mousse au chocolat, est un vrai petit plaisir culinaire ni trop sucrĂ©, ni trop sec qui m’a dĂ©jĂ  inspirĂ© de futures pauses goĂ»ter quand Victoria’s Home-Style Restaurant sera pris d’assaut.

Finalement, une fois encore, on se retrouve avec un rĂ©sultat mitigĂ©. Il y a du (trĂšs) Bon avec le nouveau RĂȘvons… et le monde s’illumine !, du BĂȘte avec nombre d’offres Merch & Food qui ont loupĂ© le coche du lancement et du Truand avec D-Light qui essaye de se faire bien voir alors que la star est clairement After Glow.

Pour les spécificités : 3/5

Mais tout de mĂȘme un mĂ©ritĂ© 4,5/5 sur le spectacle diurne seul (des chars plus Ă©gaux dans leur ampleur et plus travaillĂ©s avec des effets spĂ©ciaux, ainsi que quelques danseurs supplĂ©mentaires pour mieux occuper la rue auraient permis d’atteindre la perfection).

De l’expĂ©rience : Un bilan bien mitigĂ©

Attendue comme le messie aprĂšs des 25 ans particuliĂšrement rĂ©ussis et une triste et longue double pĂ©riode de fermeture ayant reportĂ© aux calendes grecques le plan d’expansion des Walt Disney Studios et celui de refonte du Disney Village (sans compter celui de rĂ©novation du Disneyland Hotel), ces 30 ans avaient la lourde tĂąche d’ĂȘtre un jour nouveau pour la destination, Ă  l’image du levĂ© de soleil au centre du visuel gĂ©nĂ©ral.

Mais le contrat est-il rempli ?

Dans un souci d’objectivitĂ©, nombre de dĂ©cisions rĂ©centes se doivent de servir de base de rĂ©flexion, Ă  commencer par l’arrivĂ©e des calendriers de rĂ©servation qui ont alourdi Ă  l’extrĂȘme l’accĂšs aux Parcs pour nombre de PassionnĂ©s, puis la disparition des FastPass gratuits au profit des Disney Premier Access payants et enfin les augmentations tarifaires globales et massives dans tous les domaines.

Bref la Magie a un prix, et Ă  Disneyland Paris, celui-ci a grimpĂ© en flĂšche derniĂšrement quand on met tout bout Ă  bout. Pourtant ce n’est pas pour autant que l’offre a retrouvĂ© les niveaux du « monde d’avant ». Nombre d’expĂ©riences sont encore dĂ©gradĂ©es, inaccessibles, voir dĂ©finitivement disparues. Ainsi la simple rĂ©ouverture d’un restaurant, le Walt’s, ne devrait pas avoir Ă  se retrouver cĂ©lĂ©brĂ©e comme un des Ă©vĂ©nements de l’annĂ©e alors que ceux ouverts dĂ©bordent dĂ©jĂ  quotidiennement quand sonne midi depuis bien trop longtemps.

C’est pourtant indĂ©niable, d’un cĂŽtĂ© le nouveau spectacle diurne est un vĂ©ritable succĂšs crĂ©atif, dont vous pourrez profiter jusqu’Ă  la fin du mois de septembre (puis Ă  nouveau Ă  partir de janvier 2023, une fois Halloween et NoĂ«l passĂ©s) et les bonus autour du spectacle nocturne sont des supplĂ©ments apprĂ©ciables.

Mais de l’autre, le Merch & Food n’est pas encore pleinement arrivĂ© et toute une zone Marvel s’apprĂȘte Ă  arriver dans les prochains mois pour braquer quelques projecteurs ailleurs que sur le ChĂąteau de la Belle au Bois Dormant.

Évidemment chacun verra midi Ă  sa porte selon ses propres prioritĂ©s et ses propres moyens. Mais dans un souci de rĂ©pondre aux besoins du plus grand nombre j’en arrive Ă  l’inĂ©luctable conclusion suivante : Ne vous pressez pas.

Si vous ĂȘtes en mesure de vous rendre trĂšs rĂ©guliĂšrement sur les Parcs, allez-y, vous profiterez des quelques nouveautĂ©s avec plaisir pour varier un peu vos habitudes.

Si vous ĂȘtes plutĂŽt du genre Ă  faire quelques visites dans l’annĂ©e, attendez encore un peu et privilĂ©giez une visite Ă  partir du 12 Avril, jour du vĂ©ritable anniversaire de la destination. DĂ©jĂ  parce que les Jardins auront obtenus leurs dĂ©corations florales printaniĂšres, mais aussi parce qu’assister Ă  Illuminations sera moins glaçant et enfin surtout parce que l’ensemble des offres prĂ©vues pour cette cĂ©lĂ©bration seront normalement disponibles. Donc vous n’aurez pas Ă  risquer de regretter louper une expĂ©rience qui vous tient Ă  cƓur de quelques jours et vous devriez mĂȘme peut-ĂȘtre pouvoir obtenir un des nombreux objets collector prĂ©vu spĂ©cifiquement sur cette journĂ©e.

Si enfin, vous ĂȘtes plutĂŽt du genre Ă  faire une grande visite annuelle, lĂ  le constat est clair. Attendez qu’une date d’ouverture ferme soit communiquĂ©e pour Avengers Campus, ajoutez environ 2 semaines pour que le gros de la folie liĂ©e Ă  cette arrivĂ©e soit passĂ©e et lĂ  vous pourrez vĂ©ritablement profiter de chaque Euro investi dans votre sĂ©jour. D’autant plus si Ă  ce moment lĂ , les Parcs sont encore en horaires estivaux, donc avec un Parc Disneyland fermant Ă  23h00.

Pour l’expĂ©rience : 2,5/5

Au final : Pour les pressés (ou ceux qui ont eu la flemme de tout lire)

Points positifsPoints négatifs
RĂȘvons… et le monde s’illumine ! est une franche rĂ©ussiteTrop d’offres ayant ratĂ© le top dĂ©part
L’introduction de drones en spectacle nocturne
ouvre de belles futures possibilités
Des décorations finalement trop légÚres et limitées
Une offre Food qui essaye enfin d’ĂȘtre originale et l’arrivĂ©e de basiques qui manquaientL’absence de Points Photos spĂ©cifiques
Les distributeurs de savon Mickey sont enfin aussi disponibles à Disneyland ParisAvoir créé une attente sur D-Light quand la vraie animation est After Glow
Les danseurs et personnages de RĂȘvons… et le
monde s’illumine ! qui se donnent Ă  fond
Limiter les produits dĂ©rivĂ©s de la cĂ©lĂ©bration Ă  la trop petite boutique Flora’s